Crise

Covid-19 : les OIV entre sécurité et continuité d'activité

En cas de crise, les grandes banques françaises ont des obligations légales en tant qu’opérateurs d’importance vitale (OIV), notamment en matière de sécurité et de continuité d’activité.

Les OIV entre sécurité et continuité d'activité

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« Un opérateur d’importance vitale (OIV) est un opérateur pour lequel l’atteinte au fonctionnement ou à la sécurité de l’une de ses installations sur le territoire national peut avoir un impact important sur la Nation, notamment sur le fonctionnement de l’économie. Les OIV sont répartis en 12 secteurs d’activité d’importance vitale, parmi lesquels le secteur des finances, qui inclut les activités bancaires », rappelle le ministère de l’économie, qui désigne les OIV du secteur finances. Le dispositif des OIV est prévu par le code de la défense (articles L. 1332-1 et suivants, R. 1332-1 et suivants). Les critères de désignation des OIV sont définis dans un document cadre approuvé par arrêté du Premier ministre. Tenue secrète, la liste des OIV a été précisée par un arrêté en juin 2006. Il y a une quinzaine d’OIV dans le secteur financier sur un total de 250 OIV (dont 68 dans les transports, 36 en activités militaires, 22 dans la santé, 21 dans l’énergie…) et 1 369 points d’importances vitales au total.

« Les obligations des OIV portent sur l’élaboration d’une politique générale de protection des activités d’importance vitale et de plans de protection des sites identifiés comme particulièrement sensibles ; l’application, sur leurs systèmes d’information les plus sensibles de mesures de sécurité ; et la mise en place d’un plan de continuité d’activité », précise Bercy. Dans la crise actuelle, les banques ont évidemment mis en place des plans de continuité des activités et renforcé leur sécurité sanitaire ; elles veillent aussi à leur cybersécurité.

 

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