Politique Monétaire

Christian Noyer observe la taille du bilan des banques centrales

Revue de l'article

Cet article est extrait de
Revue Banque n°793

Cybercriminalité : un risque systémique pour les banques

Pour saluer le départ de Christian Noyer qui laisse sa place, à la tête de la Banque de France, à François Villeroy de Galhau, l’institution a organisé un symposium le 12 janvier 2016 ayant pour thème « Taux d’intérêt ultra-bas et défis pour les banques centrales ». Afin de lancer cette journée exceptionnelle, Christian Noyer a pris la parole pour se pencher notamment sur la taille des bilans des banques centrales. Ceux-ci ont considérablement grossi depuis la crise et la mise en place de politiques non conventionnelles dont les achats d’actifs constituent l’un des instruments phares. Pour l’ancien banquier central, « l’expansion des bilans peut s’interpréter de deux manières. Elle peut constituer un problème parce que la banque centrale laisse une “empreinte” trop profonde sur les marchés monétaires et financiers, ce qui peut nuire à leur fonctionnement normal. En outre, en détenant et en gérant activement un portefeuille de titres de dette publique, les banques centrales prennent des responsabilités quasi budgétaires, ce qui doit être évité. Mais la situation actuelle peut également être vue comme une occasion à saisir, du moins en temps de crise. Les banques centrales peuvent utiliser la taille accrue de leur bilan pour enrichir la panoplie d’outils dont elles disposent et relever plus efficacement les défis qui se présentent à elles. »

 

Sur le même sujet