Risque pays et exposition internationale

Ajustement ou revirement stratégique ?

Créé le

08.01.2014

-

Mis à jour le

14.01.2014

La crise de 2008 a été le signal d’une réduction des engagements des banques françaises sur les autres pays développés et d’une stabilisation relative de ceux pris en direction des pays en développement. Mais cette rupture a conduit à une concentration excessive sur des pays, dont certains affichent des risques substantiels. Une diversification de portefeuille est sans doute souhaitable.

Les stratégies d’exposition internationale des banques françaises ont été soumises à rude épreuve au cours des années écoulées : entre l’effondrement du « mythe d’absence de restructuration souveraine et bancaire dans les pays développés » (c’est-à-dire la restructuration de la dette souveraine grecque et les tensions systémiques sur la zone euro entre 2010 et 2012) et les ruptures créées par le fameux Printemps arabe de 2011, c’est une approche somme toute assez complaisante vis-à-vis du risque pays qui a été mise en question. Simultanément, les contraintes réglementaires sur les banques se sont renforcées, notamment en matière de consommation de fonds propres et de liquidité, ce qui impose presque mécaniquement une revue difficile des arbitrages en matière de portefeuille d’exposition internationale. Enfin, les banques françaises traversent un changement structurel de concurrence, avec d’un côté un retrait de certaines de leurs consœurs européennes, mais de l’autre des stratégies d’expansion tant des banques américaines que des institutions « nouvelles » des pays émergents eux-mêmes.

On se propose ici d’examiner les transformations de l’exposition internationale des banques françaises (prises comme un ensemble), à partir des statistiques régulières fournies par la Banque des Règlements Internationaux (BRI) sur les actifs et passifs internationaux des banques des principaux pays développés.

La comparaison avec les expositions des autres grands systèmes bancaires (on retient ici les États-Unis, le Royaume-Uni, l’Allemagne et le Japon), tant au niveau des engagements globaux que de la différenciation entre pays développés et marchés émergents, permet de mettre en lumière une dynamique d'« ajustement relatif » des banques françaises.

En parallèle, la structure géographique de l’exposition de ces banques françaises sur les pays émergents est restée relativement stable entre grandes régions, à l’exception de la contraction plus marquée sur l’Amérique latine, mais avec des contrastes majeurs sur les pays individuels.

Enfin, un croisement entre des mesures quantitatives de risque pays (traduits ici en « coût du risque » exprimé en points de base) et l’exposition des banques françaises montre une concentration encore excessive sur quelques risques « substantiels » ; elle illustre également le potentiel de développement sur des pays où les risques globaux restent mesurés et où les établissements français sont restés plus en retrait jusqu’à présent.

Une rupture majeure à partir de 2009

On s’appuie ici sur les chiffres transmis par les banques françaises à la Banque de France, puis à la BRI sur leurs engagements (fermes comme conditionnels) transfrontaliers, c’est-à-dire au-delà des frontières hexagonales. On utilise ici les montants consolidés quels que soient les types d’engagement, sur une base ultimate risk, c’est-à-dire intégrant les éléments de garantie potentielle sur la localisation du risque final [1] .

On utilise également les mêmes statistiques publiées par la BRI sur les engagements internationaux des banques américaines [2] , britanniques, allemandes et japonaises, avec une observation remontant au milieu des années 2000.

Le Graphique 1 fournit l’illustration la plus marquée de la rupture observée dans l’exposition internationale des banques françaises à partir de l’éclatement de la crise financière globale, fin 2008.

Au milieu des années 2000, en dépit d’un réseau très vaste et d’une internationalisation somme toute assez précoce, les banques françaises affichent des engagements internationaux sensiblement inférieurs à ceux des banques allemandes et britanniques. Les années 2005-2008 voient se dérouler un « rattrapage » particulièrement agressif des banques françaises : à fin mars 2005, ces engagements transfrontaliers totaux s’élevaient (déjà) à 1 628 milliards de dollars ; en trois ans, ils sont multipliés par 2,5 et atteignent un maximum de 4 112 milliards de dollars fin mars 2008. En quelques années, les institutions françaises sont devenues « aussi internationalisées » que leurs consœurs allemandes et britanniques, dépassant le niveau des banques américaines dès 2007 !

Avec la crise financière déclenchée par la faillite de la banque Lehman Brothers en septembre 2008, cette stratégie d’expansion internationale à marche forcée s’interrompt très brutalement. Ce retournement est visible pour l’ensemble des systèmes bancaires retenus dans notre analyse, mais il est massif et continu seulement pour les banques françaises et allemandes.

La rétractation internationale est relativement modeste pour les banques américaines et japonaises et leurs engagements internationaux augmentent à nouveau dès 2009. Malgré des difficultés systémiques sans doute plus aiguës des banques britanniques (qui ont conduit, on s’en souvient, à une nationalisation de fait de plusieurs banques majeures du Royaume-Uni), la contraction des encours transfrontaliers s’interrompt également en 2009, et une remontée visible intervient dès 2010.

Au final, l’examen de ce paramètre à la fois simple et global de l’internationalisation des banques (les engagements transfrontaliers) indique un retrait massif des banques françaises entre 2009 et aujourd’hui, comparable à l’Allemagne, mais laissant désormais ces deux systèmes bancaires derrière leurs concurrents principaux, avec notamment un écart croissant avec la stratégie des banques britanniques.

Retournement sur les pays développés…

De façon assez naturelle, compte tenu de la nature et de la géographie de la crise financière globale, la contraction de l’exposition internationale des banques françaises a été violente pour ce qui est des engagements vis-à-vis des pays développés. En particulier, les engagements sur des contreparties britanniques ont été réduits de 65 % entre mars 2008 et juin 2013, soit une réduction de 314 milliards de dollars.

Au-delà de cette contraction bilatérale qui s’explique par le rôle particulier joué par la Place de Londres dans l’euphorie financière qui a précédé la crise, on constate un mouvement non seulement généralisé vis-à-vis des pays développés, mais sans lien évident avec le degré ou la nature des risques pays qu’on pouvait mesurer alors.

Le Graphique 2 montre en effet qu’en dehors de la Belgique (avec une hausse des encours liée mécaniquement à l’expansion de BNP Paribas en Belgique durant la crise) et du Danemark, tous les pays ont fait l’objet de réduction d’engagements des banques françaises : une partie des « coupes » tient au retrait pur et simple de certaines banques françaises (la sortie de Crédit Agricole du groupe grec Emporiki, par exemple), mais il semble tout de même qu’il y ait eu une réaction indiscriminée : les créances sur des contreparties norvégiennes diminuent, en pourcentage, davantage que celles sur le Portugal, la contraction sur le Japon est aussi importante que celle sur l’Irlande ou l’Espagne… alors même que l’intensité de la crise, notamment à partir de 2009, y était nettement moins marquée que dans les pays fragiles de la zone euro.

Même si le diagnostic est réducteur, notamment du fait des différences entre banques françaises, on peut sans doute affirmer que :

  • la progression de l’internationalisation des banques françaises avant 2008 avait été trop rapide et sans doute portée par une euphorie excessive ;
  • la réduction a été massive à la fois pour corriger ces excès antérieurs et pour permettre un respect plus « facile » des nouvelles contraintes réglementaires, dans un contexte où les pouvoirs publics ont appuyé de tout leur poids pour limiter toute contraction sur les emprunteurs domestiques.

…changement de rythme sur les émergents

En parallèle, on observe également une rupture en ce qui concerne l’ensemble des engagements sur les marchés émergents, mais il s’agit ici d’une forte réduction des taux de croissance, avec une progression devenue modeste mais toujours positive (7 % de hausse entre la crise de 2008 et juin 2013) et très irrégulière.

Le Graphique 3 illustre l’évolution des engagements des différents systèmes bancaires sur ce vaste ensemble de pays [3] : on y observe une rupture nettement moins forte en 2008, et une stabilisation subséquente à partir de 2009, pour les banques françaises. L’évolution est plus négative pour les banques allemandes, dont l’exposition sur les marchés émergents a continué à décliner jusqu’à 2013, mais symétriquement, les banques britanniques et américaines ont appliqué à partir de 2009 une stratégie d’expansion nettement plus marquée sur ces marchés émergents. L’écart entre ces « leaders » et les autres s’est creusé de façon considérable.

Au total, cette double évolution (recul fort des engagements internationaux sur les pays développés, hausse très modeste sur les marchés émergents) conduit partout à une hausse du poids des pays émergents dans l’exposition internationale totale des banques. Cette augmentation est particulièrement visible pour les banques britanniques et américaines (10 points de plus, à environ 25 % du total transfrontalier, par rapport à 2008), mais elle est également présente pour les banques françaises : le poids des émergents passe de 8,4 % en mars 2005 à 10,1 % en mars 2008 à la veille de la crise, et à 16,2 % en juin 2013 (voir Graphique 4). En termes relatifs, les banques françaises sont aujourd’hui plus sensibles au « risque pays » hors pays développés.

Une structure d’engagements très stable par grande région en développement…

Lorsqu’on concentre l’analyse sur la seule exposition des banques françaises sur les marchés émergents et les pays en développement (voir Graphique 5), on retrouve les éléments du diagnostic global sur chacune des grandes régions en développement : une forte accélération entre 2005 et 2008, puis une période de stabilisation irrégulière depuis avec une volatilité plus importante, et un total d’exposition autour de 450 milliards de dollars fin juin 2013 ; peu de différenciation entre régions depuis 2008, si ce n’est la moindre volatilité observée sur les engagements vis-à-vis des pays d’Europe centrale et orientale (PECO), qu’on peut directement lier à la forte présence des banques françaises dans cet ensemble de pays.

De fait, l’examen des parts de chacun de ces ensembles régionaux dans l’ensemble des engagements sur les marchés émergents révèle une stabilité relative, finalement étonnante compte tenu des différences de trajectoires observées sur ces pays depuis 2008 (voir Graphique 6). La seule modification visible tient à la montée de la part des PECO (de 37 % en juin 2008 à 42 % en juin 2013), compensant la baisse marginale constatée sur les autres zones : baisse de 1 point pour l’Afrique et le Moyen Orient, de 1 point également pour l’Asie et de 2 points pour l’Amérique latine.

L’exposition totale étant grossièrement comparable entre juin 2008 et juin 2013 (414 milliards de dollars en juin 2008, 446 milliards en juin 2013), les risques par région sont grossièrement identiques aujourd’hui à ce qu’ils étaient juste avant l’éclatement de la crise financière !

…qui dissimule des mouvements très forts sur certains pays

Mais cette stabilité des engagements par grande zone géographique dissimule des changements majeurs sur certains pays particuliers. Si on se contente d’un examen sur les « grands » émergents, on constate des « effets de ciseau » spectaculaires : en Asie, la progression modeste des engagements des banques françaises sur l’ensemble de la zone entre juin 2008 et juin 2013 (+7 %) résulte d’une envolée des encours sur la Chine (+50 %) et dans une moindre mesure sur l’Inde (+17 %) compensée par une réduction considérable sur Taïwan (-47 %) et sur la Corée du Sud (-56 %). En Amérique latine, les banques françaises ont massivement arbitré en faveur du Brésil (+26 %) au détriment du Mexique (-45 %). En Europe (en développement), une stabilité quasi complète sur certains PECO (notamment les membres de l’Union européenne comme la République tchèque ou la Pologne) a été compensée par une envolée des engagements sur la Russie (+51 %) et surtout sur la Turquie (+151 %). Dans ces deux derniers cas, on comprend naturellement l’influence des acquisitions faites au cours de la période par les banques françaises.

Ceci nous suggère que la stratégie d’internationalisation a été d’abord dictée par les processus d’acquisition. Ceci renvoie alors à la question du portefeuille d’exposition sur ces pays émergents, et à la question du risque que ces engagements font désormais courir aux établissements français.

Une exposition très concentrée suggérant un besoin de diversification

Le degré et la nature exacts des risques pris par les banques françaises sur les pays émergents sont très étroitement dépendants des types d’opérations ou d’actifs comme des montages financiers auxquels ils sont associés. Ils ne sont donc pas mesurables stricto sensu à partir des engagements transfrontaliers tels qu’ils ressortent des statistiques disponibles.

On peut cependant fournir quelques éléments d’analyse en suivant trois étapes simples.

1. Une observation du poids des principaux pays dans les engagements totaux, suggère de fait une relative concentration des risques sur un nombre faible de pays. À fin juin 2013, les cinq premiers pays émergents représentent 39,5 % de l’exposition totale à l’ensemble des pays en développement : ce sont, par ordre décroissant d’encours, la Russie, la République tchèque, la Turquie, la Pologne et le Brésil. En ajoutant les cinq suivants [4] (Arabie saoudite, Maroc, Corée du Sud, Inde et Égypte), on est au-dessus de 60 % du total. Autrement dit, ce qui peut arriver demain dans les autres pays émergents a peu de chance d’affecter les banques françaises, mais tout choc important sur ces « poids lourds » aurait un impact mécanique fort.

2. Un examen des engagements spécifiques sur un ensemble limité de pays ayant connu depuis 2010 de graves secousses politiques, notamment dans le cadre du Printemps arabe et de la « déstabilisation régionale » qui l’a accompagné, montre une exposition (relative) extraordinairement élevée des banques françaises. On se concentre ici de façon arbitraire sur six pays ayant connu des crises politiques et institutionnelles majeures au cours des dernières années, créant de fait des conditions opératoires extrêmement difficiles pour les établissements financiers internationaux qui étaient actifs sur ces pays : Égypte, Irak, Libye, Soudan (nord et sud), Syrie et Tunisie. On reconnaît volontiers que les situations individuelles de ces pays demeurent très différentes, tant en termes de potentiel de long terme que de risques immédiats. Mais ils ont incontestablement été des « risques pays aigus » depuis 2011. Or, que constate-t-on ? Une exposition substantielle, au-dessus de 22 milliards de dollars ( fin 2011 [5] ), et une part de marché exceptionnellement élevée des banques françaises (61 % du total des engagements des banques américaines, anglaises, allemandes, japonaises et françaises : à elles seules, les banques françaises ont un encours deux fois supérieur à celui, cumulé, de toutes leurs consœurs…).

Dans cet ensemble de pays à très fort risque, seul l’Irak n’est pas « dominé » par les banques françaises… mais par les banques allemandes ! Par contre, les établissements français concentrent 91 % des engagements sur la Tunisie, 85 % de ceux sur la Syrie et 56 % sur le plus « grand » de ces pays fragiles, l’Égypte.

3. Un croisement entre l’importance de ces engagements par pays et une mesure synthétique de risque pays telle que la fournissent les outils quantitatifs et les modèles développés par TAC [6] .

Le Graphique 7 illustre ce croisement, en ne retenant que les pays vis-à-vis desquels les engagements des banques françaises sont au-dessus de 4 milliards de dollars. Sur l’axe vertical figure cette mesure synthétique du coût du risque, exprimé en points de base. Ce coût doit être lu dans une optique de moyen terme, et il intègre à la fois les éléments économiques et financiers, et les facteurs politiques et de gouvernance. En parallèle, l’approche de risque menée ici s’affranchit des éléments de potentiel d’affaires que représente chacun de ses pays et donc, mécaniquement, la taille possible de l’exposition bancaire.

Avec les précautions nécessaires, cette représentation simple nous fournit deux messages importants : les expositions pays les plus importantes des banques françaises ont de fait un coût du risque élevé (Russie, Turquie notamment, avec des facteurs politiques et de gouvernance pesant particulièrement fort sur la Russie, et des déséquilibres financiers plus aigus pour la Turquie) ; à l’opposé, plusieurs pays affichant des coûts de risque faible ont fait l’objet soit d’un manque d’intérêt ou d’appétit, soit même d’un retrait marqué au cours des dernières années. En tout état de cause, une diversification de portefeuille est possible, et sans doute souhaitable, en visant à accroître le poids de pays comme la Corée, Taïwan, la Hongrie, l’Inde, voire le Mexique ou d’autres grands absents du graphique (parce que l’exposition des banques françaises y est beaucoup plus faible : Indonésie, Malaisie, Colombie…).

Un ajustement stratégique qui va se poursuivre

Cette revue mécanique et sans doute trop comptable de l’exposition des banques françaises au risque pays indique donc à la fois d’une rupture stratégique vis-à-vis de l’exposition internationale à partir de la crise de 2008, majeure en termes d’engagements sur les autres pays développés, et visible dans la stabilisation relative des engagements sur les pays en développement après cette crise. Cette rupture a été dictée à la fois par les contraintes pesant sur la consommation de fonds propres et par les opérations d’acquisition ou de désengagement des banques françaises sur certains de ces pays. Elle conduit aujourd’hui à une concentration excessive sur un nombre faible de pays, dont certains affichant désormais des degrés de risque « macro » (économique comme politique) substantiels. L’ajustement stratégique n’est probablement pas terminé.

Achevé de rédiger le 6 janvier 2014.

 

1 Par exemple, un crédit consenti à la filiale française d’un groupe brésilien, associé à une garantie fournie par la maison mère, sera considéré comme un risque « Brésil ». 2 Pour les banques américaines et la période précédant 2009, les données BRI ont été remplacées par des données similaires publiées par le Trésor US du fait d’une rupture dans la nomenclature bancaire retenue avant 2009 par les autorités bancaires américaines, rupture non corrigée dans les chiffres de la BRI. 3 Les centres off-shore sont exclus de l’analyse dans la mesure où il est extrêmement difficile d’identifier la destination « finale » des créances et autres actifs. 4 Avec une incertitude statistique liée au fait que le détail sur certains pays a été « discontinué » depuis fin 2011, par exemple sur l’Égypte. 5 Le choix de cette date tient à la note précédente. 6 TAC a développé et met en œuvre depuis plus de 20 ans des outils de traitement quantitatifs de données dits « non-linéaires » capables de fournir à la fois des mesures de risque économique et financier (change, conjoncture, paiements), des mesures de risque politique et de gouvernance, des signaux avancés de ruptures systémiques, et une mesure synthétique exprimée en points de base et permettant une appréciation globale du coût du risque. Plus de détail sur le site de TAC (www.tac-financial.com).

À retrouver dans la revue
Banque et Stratégie Nº321
Notes :
1 Par exemple, un crédit consenti à la filiale française d’un groupe brésilien, associé à une garantie fournie par la maison mère, sera considéré comme un risque « Brésil ».
2 Pour les banques américaines et la période précédant 2009, les données BRI ont été remplacées par des données similaires publiées par le Trésor US du fait d’une rupture dans la nomenclature bancaire retenue avant 2009 par les autorités bancaires américaines, rupture non corrigée dans les chiffres de la BRI.
3 Les centres off-shore sont exclus de l’analyse dans la mesure où il est extrêmement difficile d’identifier la destination « finale » des créances et autres actifs.
4 Avec une incertitude statistique liée au fait que le détail sur certains pays a été « discontinué » depuis fin 2011, par exemple sur l’Égypte.
5 Le choix de cette date tient à la note précédente.
6 TAC a développé et met en œuvre depuis plus de 20 ans des outils de traitement quantitatifs de données dits « non-linéaires » capables de fournir à la fois des mesures de risque économique et financier (change, conjoncture, paiements), des mesures de risque politique et de gouvernance, des signaux avancés de ruptures systémiques, et une mesure synthétique exprimée en points de base et permettant une appréciation globale du coût du risque. Plus de détail sur le site de TAC (www.tac-financial.com).