Face aux risques politiques : l’expérience ivoirienne

Créé le

02.04.2013

-

Mis à jour le

02.05.2013

Début 2011, au cœur des troubles qui ont suivi l’élection présidentielle contestée en Côte d’Ivoire, la Société Générale de Banques en Côte d’Ivoire (SGBCI) a été nationalisée par le pouvoir de Laurent Gbagbo, de même que la filiale de BNP Paribas, la BICICI. Une première dans l’histoire du groupe Société Générale, qui perd le contrôle de sa filiale pendant trois mois. Pour Alexandre Maymat, le pire a toutefois été évité : « depuis quelques années, nous avions développé en Afrique une organisation qui permettait de limiter l’exposition aux crises politiques de nos établissements bancaires africains. En particulier, nous avions centralisé à Paris l’ensemble de notre exploitation informatique. Au moment de notre expropriation, nous avons pu couper l’accès informatique : la banque était ouverte, mais il n’était plus possible d’accéder aux données ou de mouvementer les comptes par des opérations qui auraient pu menacer les avoirs de nos clients. Nous les avons prévenus en amont de notre fermeture afin qu’ils prennent leurs dispositions. À certains de nos grands clients, nous avons proposé l’ouverture d’un compte dans les filiales des pays voisins ou en France. Nous avons ainsi pu sécuriser complètement la banque. »

À retrouver dans la revue
Banque et Stratégie Nº314