Trois banques prêtes à mutualiser leurs DAB

Trois banques prêtes à mutualiser leurs DAB

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Cet article est extrait de
Revue Banque n°861

Face au climat

Alors que les espèces cèdent peu à peu à la pression de la monnaie numérique, trois banques françaises s’apprêtent à mutualiser leurs réseaux de distributeurs automatiques de billets (DAB). Société Générale, BNP Paribas et Crédit Mutuel (hors Arkéa) vont plancher sur ce projet jusqu’à la fin de l’année. S’il se concrétise, c’est un tiers des points de retrait de l’Hexagone qui sera concerné, soit quelque 15 000 DAB sur près de 49 000. Officiellement, l’objectif est de garantir un « meilleur accès au libre-service bancaire et [de] renforcer l’offre de services pour leurs clients ». Officieusement, les trois établissements cherchent à s’adapter au recul spectaculaire (-23 % l’an dernier) du nombre des retraits dans les distributeurs, conséquence directe de l’explosion (+53 %) des paiements sans contact. L'opération serait d’autant plus vertueuse qu’elle diminuerait les coûts de gestion : chaque DAB coûte chaque année entre 25 000 et 32 000 euros en entretien. La fermeture d’un nombre encore indéfini d’automates épargnerait les zones rurales ou isolées, précise l’une des trois banques concernées, qui parlent de concert d’une meilleure répartition sur tout le territoire. La France n’est pas la première à se lancer : depuis un an, en Belgique, les distributeurs de quatre grandes banques sont exploités en commun.