Gestion d'actifs

Actif-passif : un faux débat

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Cet article est extrait de
Revue Banque n°787

Régulation financière : le poids des députés européens

L’engouement des investisseurs pour la gestion passive semble sans limite. En 2014, les fonds indiciels actions ont collecté plus que ceux gérés activement en Europe. Toutes classes d’actifs confondues, hors monétaire, la part des fonds indiciels représente environ 12 % des actifs sous gestion en Europe tandis que cette proportion est déjà supérieure à 25 % aux Etats-Unis. La principale raison de ce succès s’explique par la surperformance avérée de la gestion passive en moyenne. Faut-il pour autant se détourner définitivement des fonds actifs et investir les yeux fermés dans toutes les offres indicielles qui fleurissent sur le marché ? Pas si sûr.

D’une part parce que, à mesure qu’elle se développe, la gestion passive s’éloigne de son objectif initial : fournir à l’investisseur la performance la plus proche possible du marché en maintenant les coûts à un niveau le plus bas possible. Nous assistons à une prolifération de produits répliquant des stratégies de plus en plus complexes à analyser pour l’investisseur et qui s’accompagne, sans surprise, d’une augmentation des frais. D’autre part parce que, s’il est vrai que l’investisseur augmente a priori ses chances de succès à long terme en optant pour la gestion passive, il peut parvenir à un résultat similaire, voire meilleur, en sélectionnant des fonds gérés activement mais dont les frais sont inférieurs à la moyenne. Toutes les stratégies indicielles ne sont pas bonnes et tous les fonds actifs ne sont pas mauvais. Au final, ce qui compte, c’est le prix.

 

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