Gestion d'actifs

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Revue Banque n°741

Banque privée : la difficile conquête des clients fortunés

C’est devenu un lieu commun de dire que la gestion active, en moyenne, ne fait pas mieux que le marché. Les Cassandre de la gestion collective ont beau jeu de montrer, à grands renforts de séries statistiques, qu’en effet… C’est bien le problème : lorsque l’on mélange tout, rien n'est plus distinctif. Les moyennes donnent de la réalité une image théorique qui ne correspond pas toujours aux cas effectivement rencontrés.

Concernant la gestion active, force est de constater que nombre de fonds peinent à égaler leur indice de référence, quand ils ne font pas purement et simplement moins bien que le marché, ne serait-ce qu’en raison des frais de gestion qu’ils supportent. Pour autant, la gestion indicielle et les ETF ne représentent sans doute pas l’alpha et l’oméga de la gestion.

En fait, il apparaît que beaucoup de gérants doivent supporter le fardeau de frais de gestion avec des contraintes de gestion qui leur interdisent de s’éloigner de l’indice. C'est le fameux contrôle de risque à base de tracking error. Statistiquement, on constate que lorsqu’un fonds affiche une tracking error inférieure à 5 %, il est rare qu’il surperforme. Est-il alors utile de consacrer beaucoup de ressources, en temps et en argent, à sélectionner des fonds qui ont peu de chance de surperformer ?

 

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