Transition énergétique

La France bien positionnée sur le marché des green bonds

Revue de l'article

Cet article est extrait de
Revue Banque n°805

Open bank : le jeu des services financiers modulaires

Elle ne sera pas la première, mais « la plus importante en taille et la plus longue en maturité jamais émise », dixit l’Agence France Trésor (AFT). La France a lancé le 24 janvier une obligation verte souveraine, l’OAT verte 1,75 % de maturité 25 juin 2039, pour un montant de 7 milliards d’euros. La Pologne avait annoncé une émission verte souveraine fin 2016 pour 750 millions de dollars. D’autres pays pourraient émettre ce type de green bonds prochainement, alors que la France entend jouer un rôle moteur dans le développement de la finance verte depuis l’Accord de Paris de 2015. « Les chefs de file de cette opération de lancement par syndication étaient Barclays, BNP Paribas, Crédit Agricole CIB, Morgan Stanley, Natixis et SG CIB, Crédit Agricole CIB étant responsable de la structuration de cette OAT verte », précise l’AFT à propos de l’OAT verte.

Outil emblématique du financement de la transition énergétique, l’obligation verte constitue encore un marché de niche mais en forte progression. « Le marché des green bonds est un jeune marché qui a beaucoup évolué en 2014, 2015 et 2016, et on s’attend à un doublement des émissions au niveau mondial en 2017 », estime Pierre Georges, directeur du secteur entreprises, S&P Global Ratings. Il pesait au total 170 milliards de dollars en 2016 selon S&P, dont 90 milliards émis cette année-là.

« La France est le plus gros marché en 2016 », précise Pierre Georges, avec 16,8 milliards de dollars d’émissions l’année dernière. Elle est suivie par l’Allemagne et les Pays-Bas mais précédée des émetteurs supranationaux (23,3 milliards). « Et les banques françaises sont très impliquées. Elles interviennent comme arrangeurs d’environ 25 % des deals corporate au niveau mondial », précise le directeur chez S&P.

 

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