L'appel de l'Afic aux candidats à l'élection présidentielle

16 mesures pour le capital-investissement français

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Cet article est extrait de
Revue Banque n°805

Open bank : le jeu des services financiers modulaires

C’est au tour de l’Association française des investisseurs pour la croissance (Afic) de rendre publiques ses propositions aux candidats à l’élection présidentielle. « Nous lançons notre campagne économique. L’économie fait partie du politique plus que jamais dans cette élection. Les sujets liés au capital et au financement des entreprises vont faire débat », assurait Olivier Millet, président de l’Afic, lors de la présentation de ces mesures le 24 janvier.

« Notre ambition est de doubler la taille du marché français en capitaux, pour faire croître les entreprises », précise-t-il. Le marché français serait numéro un en Europe continentale avec 10 milliards de capitaux levés et 11 milliards investis en 2015.

Le premier thème des propositions concerne l’orientation de l’épargne, « nerf de la guerre », vers les start-up, PME et ETI, alors que seulement 1 % de l’épargne gérée par les investisseurs institutionnels français est investi dans le non-côté, contre 3 % pour les assureurs européens (et 6 % pour les caisses de retraite nord-américaines).

Long terme

Second grand thème abordé : « Nous nous adressons à l’État dans sa dimension fiscale pour favoriser l’investissement de long terme dans les entreprises », indique Paul Perpère, DG de l’Afic. Or seules 5 % des PME françaises ont ouvert leur capital à des actionnaires professionnels ces 15 dernières années. Cet objectif passe notamment par la suppression de l’ISF.

L’Afic préconise également de partager la création de valeur entre salariés, cadres et dirigeants, en revenant sur le régime des attributions gratuites d’actions tel qu’issu de la loi Macron de 2015, modifié par la loi de finances 2017.

Concernant le financement de l’innovation [1], l’AFIC entend promouvoir le corporate venture et l’investissement dans les start-up, trop souvent rachetées par des groupes étrangers à la sortie. Enfin, l’association prône le financement des infrastructures avec un juste recours à l’endettement, alors que le futur cadre réglementaire « Bâle IV » entraverait ce type de financement.

 

[1] Alors que les propositions de l’AFIC s’adressent aux Pouvoirs Publics, Fabrice Pesin, médiateur du crédit aux entreprises et président de l’Observatoire du financement des entreprises, prépare pour avant l’été un rapport sur le financement de l’immatériel en France.

 

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