« Beaucoup d'équipes n'ont plus d'argent à investir », alerte Chloé Magnier, chef économiste de l'
Parmi les investisseurs, assureurs et banquiers sont beaucoup plus timides qu'en 2008 (voir Graphique 2). Les régulations Solvabilité 2 et Bâle III sont montrées du doigt, car elles dissuadent d'investir largement dans cette classe d'actifs. Toutefois, le président de l'AFIC, Louis Godron s'étonne : « Désormais, moins de 1,5 % des encours d'assurance vie sont investis en capital-investissement ; c'est incohérent avec une politique qui veut taxer la rente et favoriser l'investissement, d'autant que ce placement bénéficie d'un régime fiscal privilégié. »
En revanche, le secteur public maintient sa présence. « Il s'agit du dispositif France Investissement, de CDC Entreprises, de filiales de la BEI, de fonds souverains étrangers, etc. », précise l'AFIC. Ainsi, l'argent public constitue le premier contributeur pour le premier semestre 2012 (voir Graphique 3).
Face à cette situation, l'association réclame que l'épargne soit en partie orientée vers le capital-investissement : par exemple, 5 % des fonds collectés sur le livret A ou via l'assurance vie. Et elle regrette bien sûr le traitement réservé aux régimes des FIP et des FCPI (au travers desquels investissent les personnes physiques), comme l'explique Louis Godron : « Dans le projet de loi de finance pour 2013, le plafond des
Si le capital-investissement ne trouve plus de carburant, la panne d'essence privera les entreprises d'une source importante de fonds propres.