Fraude à la carte

Les smartphones au cœur des dispositifs de sécurité

Smartphone

Revue de l'article

Cet article est extrait de
Revue Banque n°775

Inclusion financière : pour bancariser le monde en développement

470 millions d'euros, soit 0,08 % du total des transactions effectuées, c'est le montant de la fraude à la carte constaté en 2013 par le dernier rapport de l'Observatoire de la sécurité des cartes de paiement, publié au mois de juillet. Une étude publiée par le cabinet Fico au début du mois d’août fait de la France le premier des pays européens en matière de fraude à la carte bancaire. Elle est suivie par la Grèce et le Royaume-Uni.

Néanmoins, la hausse de la fraude en France est limitée (+4,3% en valeur), notamment grâce à la progression des dispositifs d'authentification renforcée de type 3D Secure (30 % des transactions, contre 27,5 % en 2012). Christian Noyer, gouverneur de la Banque de France et président de cet observatoire, déplore cependant que moins de la moitié des e-commerçants (43 %) aient mis en œuvre de telles solutions.

Les points d'amélioration visent tout particulièrement la sécurité des terminaux de paiement. L'observatoire recommande une vigilance accrue sur la gestion des terminaux défaillants ou en fin de vie. C'est en effet sur ce type de support que la hausse des fraudes (+30 %) a été la plus sensible.

Selon les conclusions du rapport, dans un futur proche, la généralisation de solutions de sécurisation impliquant les smartphones est appelée à faire baisser davantage la fraude. Par ailleurs, le développement des paiements impliquant les téléphones mobiles induisent l'émergence de nouveaux dispositifs de sécurisation des transactions. L'observatoire juge comme positifs le développement des portefeuilles numériques (digital wallets) ou encore l'utilisation de la biométrie.

 

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