Désintermédiation

Les relations banques-assureurs bientôt facilitées ?

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Revue Banque n°753

Résolution des crises bancaires : trouver la bonne équation

La réglementation pourrait à l’avenir mieux prendre en compte le modèle « originate to distribute », mis en œuvre de plus en plus fréquemment par les assureurs et les banquiers européens : les premiers achètent aux seconds des portefeuilles de prêts, bien souvent sous la forme de FCT (Fonds communs de titrisation). « Pour le moment, ces actifs ne sont pas identifiés clairement par Solvabilité 2, explique Philippe Foulquier, professeur à l'Edhec. Le calcul du capital réglementaire de ces montages donne donc lieu à certaines interprétations. » Une situation insatisfaisante qui pourrait prendre fin, car ces prêts à l’économie, apparus récemment dans les bilans des assureurs, font partie d’une liste d’actifs sur lesquels la Commission a attiré l’attention d'EIOPA. L’enjeu est de s’assurer que Solvabilité 2 ne détourne pas les assureurs des investissements de long terme. EIOPA a élaboré une task force qui s’est mise au travail mi-octobre. « Du point de vue des assureurs, il pourrait être intéressant de voir ces prêts traités comme des actifs longs adossés à des passifs à long terme (Dampener par duration), dont la charge en capital est de 22% ».

 

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