Les principales formes de
fonds ISR
[1]
sont les suivantes :
- les fonds Best in Class, qui investissent dans les entreprises les plus performantes de leurs secteurs du point de vue extrafinancier au regard des critères ESG (environnementaux, sociaux et de gouvernance) ;
- les fonds thématiques, qui sélectionnent des entreprises dans un secteur considéré comme positif pour la société ou l’environnement, tel celui des énergies renouvelables, de la gestion des déchets ou encore du traitement de l’eau ;
- les fonds éthiques, dont l’approche est négative ou d’exclusion, les gérants écartant du champ des investissements des secteurs comme le tabac, l’armement, l’alcool, l’énergie nucléaire, les OGM, etc. ;
- les fonds de partage, qui reversent une partie de leurs bénéfices à des associations caritatives ou des ONG, l’AMF ayant défini dans sa position n° 2012-15 les critères applicables aux OPC de partage ;
- les fonds solidaires, qui investissent tout ou partie de leurs actifs dans des entreprises solidaires ou des projets d’économie solidaire.
Par ailleurs, nombre de sociétés de gestion tendent à exclure de tous les investissements des OPCVM les entreprises ayant des pratiques non éthiques. De plus en plus de gérants intègrent, dans leur gestion d’OPCVM, des critères ESG ou d'autres visant au respect des principes du Pacte mondial des Nations unies. Ce pacte, signé par plus de 9 000 entreprises dans 130 pays, est une initiative de l’ancien secrétaire général des Nations unies Kofi Annan, et a été lancé en juillet 2000. Il vise à encourager les entreprises à respecter dans leur sphère d’influence dix principes fondamentaux regroupés en quatre grands domaines : les droits de l’Homme, les normes du travail, l’environnement et la lutte contre la corruption. Les organisations qui y souscrivent sont tenues de présenter chaque année leur « communication sur les progrès réalisés », sous peine d’être exclues de l’initiative. Cette communication peut être effectuée notamment dans le rapport annuel des adhérents, dans leur rapport de développement durable ou encore sur le site Internet de l'entreprise.
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Lire aussi à ce sujet le dossier de Revue Banque n° 758, mars 2013, «
ISR : va-t-il devenir la norme ? ».