Financement des entreprises

Le financement de la transmission des TPE et PME commence à se diversifier

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Cet article est extrait de
Revue Banque n°803

Numéro double 803-804 : Prospective 2017 - Rétrospective 2016

Il n’y a pas que le financement des PME qui évolue, sous l’effet de l’environnement réglementaire et d’un début de diversification des sources de financement. Celui de la transmission des TPE et PME change aussi, selon un rapport remis en décembre à Bercy par Fabrice Pesin, médiateur national du crédit et président de l’Observatoire du financement des entreprises. Or, du fait du départ à la retraite des générations du baby-boom, plus de 600 000 entreprises vont chercher repreneur dans les dix ans.

« Il n’y a pas de difficultés générales en matière de financement de la reprise », constate Fabrice Pesin, qui a analysé le rôle des banques dans ce financement. « Le crédit bancaire est fondamental » : il est utilisé dans environ 70 % des cas de reprise. Plus de 80 % des repreneurs mobilisent également de l’apport personnel, à hauteur de 25 à 30 % du montant de l’achat.

« Le contexte financier et prudentiel évolue et a un impact sur le financement de la transmission », ajoute Fabrice Pesin. Les banques demandent davantage de garanties. « Il y a aussi une tendance au cofinancement, dans le contexte des règles prudentielles. Auparavant, une affaire à 600 000 euros était financée à 450 000 euros par un crédit bancaire, et à 150 000 euros par un apport personnel. Depuis quelques années, pour ce type de dossier, trois banques vont constituer un petit pool bancaire et demander une garantie auprès d’une société de caution mutuelle. »

Par ailleurs, les sources de financement alternatives, plus marginales, sont en croissance : le crédit-vendeur, dont l’utilisation – selon le rapport – pourrait être élargie, les prêts d’honneur, les aides publiques, le capital-transmission, et même le jeune financement participatif.

 

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