Entreprises en difficulté : vers une meilleure maîtrise des risques

Introduction

Entreprises en difficulté : vers une meilleure maîtrise des risques

Alors que le spectre des défaillances d'entreprises plane sur 2012, Revue Banque publie en exclusivité les travaux d'experts de haut niveau sur le concept d'entreprises en difficulté. Ils livrent leur analyse critique des solutions existantes et proposent des voies alternatives pour faciliter la résolution de ces accidents de parcours.

Entreprises en difficulté

Après une crise de liquidité qui a mis les banques en péril, celle de la dette souveraine qui a fragilisé les États, la crise économique va-t-elle peser sur les entreprises en 2012 ?

Certes, l’année 2011 a montré une quasi-stabilisation des défaillances d’entreprises, bien qu’à un niveau élevé, comme le souligne l’étude récemment publiée par Deloitte et Altarès sur ce sujet : 58 000 procédures de sauvegarde, redressements judiciaires ou liquidations ont été prononcés l’année dernière, soit une diminution de 1 % par rapport à  2010. Étiage avant la décrue ou calme avant la tempête ?

L’assureur crédit Euler ​Hermes anticipe quant à lui un « rebond des défaillances au niveau mondial » en 2012 : l’indice global de défaillances [1] élaboré par ce dernier passerait de -3 % en 2011 à +3 % cette année. Cet accroissement serait plus marqué encore en France, avec une progression de l’indice de sinistralité de 4 % (-3,5 % en 2011).

Face à ces évolutions, les banques devront-elles ajouter une inconnue à l’équation du financement des entreprises et continuer à les accompagner dans un environnement contraint non seulement par les nouvelles réglementations, Bâle III en tête, mais aussi par une montée des défaillances et du coût du risque ?

Une fois n’est pas coutume, ce n’est pas l’équipe de rédaction de Revue Banque qui a planché sur le dossier, mais Éric Séverin, enseignant-​chercheur à l’IAE de l’Université de Lille et membre du laboratoire LEM, spécialiste de cette problématique, qui a réuni des experts de haut niveau, tant universitaires que professionnels. Ceux-ci livrent en exclusivité les résultats de leurs travaux, tant sur les propositions de solutions nouvelles comme les « trajectoires de défaillance » (pour détecter les difficultés en amont) ou la prepack-cession, que sur l’analyse des solutions existantes et leur efficacité.

[1] Euler Hermes surveille l'évolution historique des défaillances plutôt que leur nombre absolu, en calculant un indice des défaillances fondé sur une base 100 en 2000.

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