Développement durable : les efforts des banques observés à la loupe

Dossier réalisé par Sophie Gauvent

Introduction

Développement durable : les efforts des banques observés à la loupe

En finançant l'économie, notamment des secteurs sensibles comme le nucléaire, les grandes banques ont un fort impact indirect sur l'environnement. Mises en cause par les ONG écologistes, elles répondent que leur rôle n'est pas de juger des politiques énergétiques adoptées par les États. Toutefois, elles évitent de financer les projets les plus dangereux.

Les efforts qu'elles fournissent en matière de RSE (Responsabilité sociétale de l'entreprise) ne se limitent pas à l'environnement. Elles sont également attendues sur les sujets sociaux et de gouvernance.

Développement durable

À écouter les ONG écologistes, les banques devraient cesser de financer les secteurs les plus néfastes pour l'environnement, comme celui de l'énergie nucléaire (voir l'interview de Yann Louvel des Amis de la Terre). Mais les grands établissements bancaires estiment que leur rôle est de financer l'économie dans son ensemble, comme l'explique Laurence Pessez de BNP Paribas dans son interview : « Les politiques énergétiques sont décidées par les États. Les banques n'ont pas à porter de jugement, elles ne sont pas les gendarmes du monde. […] Le nucléaire ayant un rôle à jouer dans le mix énergétique mondial, nous devons maintenir notre présence dans ce secteur. Nous choisissons de le faire au travers des meilleures pratiques c'est-à-dire en sélectionnant les projets que nous finançons. » Cette sélectivité s'exprime au travers de politiques sectorielles que les banques adoptent, les unes après les autres.

Ainsi, sans opter pour une position radicale, les banques réalisent néanmoins des efforts pour limiter leur impact indirect sur l'environnement. Certaines sont tentées d'en parler au travers de campagnes publicitaires, mais l'exercice est pour le moins délicat (voir article d'Alexandre Pasche, mais aussi l'interview de Stanislas Pottier de Crédit Agricole SA).

La RSE (Responsabilité sociétale de l'entreprise) dans les banques ne se limite pas à leur impact sur l'environnement. La dimension sociale est essentielle. Ainsi, Crédit Agricole offre le dispositif des points passerelle, destiné à venir en aide aux personnes qui ne parviennent plus à faire face à leurs échéances.

L'agence de notation extrafinancière Vigeo quant à elle évalue les efforts des banques en matière de RSE. Son directeur des Méthodes et des Relations institutionnelles, Fouad Benseddik, évoque les différents critères à partir desquels Vigeo se fait une opinion. Par exemple, « en 2013, Vigeo questionnera chaque banque sur la transparence et l'intelligibilité du système de supervision et de rémunération de ceux qui ont en charge la prise de risques ». À bon entendeur…

Dossier réalisé par Sophie Gauvent

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Banque & Stratégie