Relance

UE: un désaccord surmontable

Au cœur des discussions sur le plan de relance européen, la question d’une véritable solidarité entre les États membres continue de faire débat.

Les 27 s’efforcent de trouver un accord

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Très attendu, le Conseil européen du 23 avril 2020 n’a pas accouché de grandes avancées sur le front de la réponse à la crise économique provoquée par le Covid-19. Les divergences entre États demeurent sur la question d’une véritable solidarité entre pays : certains État comme la France estiment que les prêts aux pays fragilisés ne suffisent pas et que les européens doivent manifester leur solidarité au travers de transferts budgétaires. Pour convaincre, Emmanuel Macron fait valoir que le statu quo n’est pas tenable : les garanties qu’apportent les différents États européens à leurs entreprises n’ont pas toutes la même valeur, ce qui induit une asymétrie menaçant la cohérence de la zone euro et l’unité du marché unique.

Cette asymétrie pourrait être corrigée dans le cadre du plan de relance européen (qui sera très probablement articulé avec le budget pluriannuel). Le débat entre les chefs d’État et de gouvernement va se poursuivre et, selon l’économiste Nicolas Véron (Bruegel, Peterson Institute), « la tonalité des discussions est constructive et laisse espérer un aboutissement substantiel d’ici quelques semaines ou au maximum quelques mois [propos recueillis le 23 avril 2020, ndlr] ».

Le Conseil a demandé à la Commission d’analyser les besoins exacts et de présenter d’urgence une proposition. Les chefs d’État et de gouvernement ont également adopté le plan de 540 milliards d’euros (montant largement composé de prêts) proposé le 9 avril par l’Eurogroupe et ont demandé qu’il soit opérationnel pour le 1er juin 2020. S. G.

 

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