Supervision

TRIM fait trimer la BCE

Revue de l'article

Cet article est extrait de
Revue Banque n°807

Résolution: sur qui repose l’effort ?

Un an et demi après son lancement assez discret, la revue des modèles internes (dite « TRIM ») par le superviseur européen unique (MSU) entre en avril dans une phase bien plus visible pour les 68 banques concernées : plus de 100 missions sur place seront menées durant l’année par quelque 500 personnes, experts du MSU et des autorités nationales et, à part égale, consultants. Un guide de supervision vient par ailleurs d’être publié. TRIM se concentre dans un premier temps sur le risque de crédit pour les portefeuilles dits à « haut risque de défaut », le risque de marché et celui de contrepartie, soit près de 60 % des RWA. Il s’agit parfois aussi de valider de nouveaux modèles. Ce chantier, qui court jusqu’à fin 2018, voire début 2019, est rendu indispensable par le manque d’harmonisation entre les différentes juridictions de l’Union bancaire, mais aussi par les critiques acerbes de l’utilisation des modèles qui trouvent un fort écho au Comité de Bâle [1]. Le MSU n’hésite pas à y consacrer 15 % de son budget pour 2017.

[1] Lire aussi la chronique d’Alain laurin, p. 9.

 

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