Blanchiment

Tracfin analyse les nouveaux circuits de financement du terrorisme

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Revue Banque n°851

Numéro double 851-852 : Prospective 2021 - Rétrospective 2020

Dans son rapport 2019/2020 [1], Tracfin (Traitement du renseignement et action contre les circuits financiers clandestins) consacre toute une partie à l’émergence de nouveaux circuits de blanchiment et de financement du terrorisme liés à la numérisation des paiements, avec l’usage de monnaie électronique et de monnaie virtuelle utilisées dans toutes les sortes d’opérations de blanchiment (escroquerie en bande organisée, réseau de sociétés éphémères, usage de faux documents d’identité). En 2019, Tracfin a notamment repéré un circuit mélangeant monnaie électronique, actifs numériques et techniques de compensation informelle pour financer des djihadistes directement en zone de combat. Une trentaine de personnes suspectées d’alimenter ce réseau à l’aide de coupons prépayés convertis en bitcoins ont été arrêtées. Tracfin s’inquiète d’une difficulté accrue de la supervision des acteurs en raison de la multiplication des prestataires de services de paiement et de monnaie électronique, et préconise une législation et une régulation au niveau européen. D’autre part, le service prévient que des systèmes tels que les ICO (Initial Coin Offering) ou les moyens de paiements développés par les « géants du web » (sans plus de précision sur l’acceptation de ces termes dans le rapport) peuvent également être détournés pour des opérations de blanchiment.

 

[1] À télécharger dans son intégralité ici : https://www.economie.gouv.fr/files/files/directions_services/tracfin/RTA-tracfin-19-20%20DEF.pdf

 

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