Brexit

Le Royaume-Uni sous pression

Revue de l'article

Cet article est extrait de
Revue Banque n°814

Is small beautiful ? La proportionnalité dans la réglementation

Lors des journées de l’AFTE qui ont eu lieu le 14 et 15 novembre, Jean-Michel Six, Managing Director et chef économiste EMOA, S&P Global Ratings, a commenté les effets du Brexit, ou plutôt ceux auxquels l’Union européenne a échappé. Ainsi un des scénarios envisagés par les « Brexiteers » était une explosion de l’Union européenne suite au départ annoncé du Royaume-Uni, qui aurait permis à ce dernier de négocier en bilatéral avec, notamment, l’Allemagne et la Pologne. Un mauvais calcul puisque l’Union européenne reste aujourd’hui unie, alors que « les Britanniques sont plutôt divisés » a constaté l’économiste. Un autre scénario était de voir les investisseurs attirés par un Royaume-Uni post-Brexit se présentant comme le modèle singapourien de l’Europe. Mais, a souligné Jean-Michel Six, les données nécessaires ne sont pas encore disponibles pour constater un effet visible.

Patrick Artus, chef économiste et membre du comité exécutif de Natixis, a remarqué que la Grande-Bretagne était sans doute le pays européen qui avait le moins de raison de quitter l’UE car il est sans doute un de ceux qui ont le plus bénéficié de l’Union, accueillant notamment près de 30 % des investissements du plan Juncker.

Sans pour autant parler de récession, le pays, qui affiche des besoins de financement structurels, pourrait connaître une période de stagnation prolongée, alors que la perte de croissance serait sans doute bien moins sensible pour Union européenne.

 

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