Brexit

Les banques anglaises parées pour toutes les tempêtes

À la veille du Brexit, les banques anglaises ont passé haut la mainl’examen annuel des stress-tests.

Les banques anglaises parées pour le Brexit

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Cet article est extrait de
Revue Banque n°839

Numéro double 839-840 : Prospective 2020 - Rétrospective 2019

Les banques britanniques sont assez solides pour surmonter de très graves récessions, dans leur pays ou à l'étranger, non sans consentir à des baisses drastiques de dividendes et de bonus, a annoncé la Banque d’Angleterre le 16 décembre.

Pour la troisième année consécutive, les sept plus grandes banques britanniques ont subi des stress-tests dans le cadre d’un scénario de crise, intégrant « l'ensemble des chocs économiques qui pourraient être associés à un Brexit désordonné », pire que la crise de 2008 : baisse de 4,7 % du PIB britannique, taux de chômage à 9,2 %, baisse de 33 % des prix de l’immobilier, hausse du taux directeur de la Banque d’Angleterre à 4 % et baisse de près de 30 % de la valeur de la livre par rapport au dollar. Cette année, les banques anglaises ont passé l’examen haut la main.

Les résultats de ces tests de résistance étaient particulièrement attendus, à la veille de la sortie du pays de l'Union européenne et après la nette victoire des conservateurs aux élections législatives, emmenés par le Premier ministre Boris Johnson.

Face aux événements météorologiques les plus violents…

La Banque d’Angleterre a, dans la foulée, annoncé la teneur des futurs stress-tests auxquels se prêteront les plus grandes banques et les compagnies d’assurances britanniques au cours des prochaines années. Elles devront montrer comment elles réagiraient face aux événements météorologiques les plus violents. Dans le scénario le plus grave, leur comportement sera testé face à des hausses de température pouvant atteindre 4 °C à l’horizon de 2080. « Le changement climatique affectera la valeur de presque tous les actifs financiers » a commenté Mark Carney. Selon le gouverneur de la Banque d'Angleterre, dont le mandat se termine en ce mois de janvier 2020, ces nouveaux tests constitueront « un exercice pionnier, s’appuyant sur les progrès considérables de la lutte contre les risques liés au climat qui ont déjà été réalisés par les entreprises, les banques centrales et les régulateurs ». G. D.

 

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