Notation des banques

L'impact de la BRRD mesuré par S&P

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Revue Banque n°773

Financement de l'immobilier : profession en chantier

Selon l'agence de notation Standard & Poors, la directive BRRD [1] menace la note de plusieurs établissements. Il s'agit des banques qui, si elles rencontraient aujourd'hui des difficultés, pourraient bénéficier d'un soutien de l'État. Cette possibilité est prise en compte dans les notes actuelles ; mais, à partir du 1er janvier 2016, le régime du bail-in, formalisé par la BRRD, devrait en principe remplacer le bail-out. Logiquement, S&P commence à revoir la prise en compte du soutien de l'État dans ses notes. Ainsi, l'agence a placé sous perspective négative 15 établissements dont ABN AMRO Bank, Barclays Bank, Caisse Centrale du Crédit Mutuel, Deutsche Bank et UBS.

Les investisseurs ont, depuis plusieurs mois déjà, intégré les conséquences de la nouvelle règle et s'attendaient à une réaction des agences de notation. Par ailleurs, nombre d'entre eux estiment que malgré les textes adoptés, les États continueront de venir en aide sous une forme ou sous une autre aux établissements en difficultés. De ce fait, estime Jerôme Legras, « la rémunération versée sur la dette senior n'a pas beaucoup augmenté à la suite de l'adoption des textes sur la Résolution. En revanche il est bien clair que la dette subordonnée ne suscitera aucun état d'âme et la rémunération reflète bien l'augmentation du risque. »

Rappelons également que nombre de banques ont pour objectif d'émettre une quantité suffisante de titres subordonnés, permettant de préserver les créanciers senior. S. G

[1] Directive européenne sur le redressement et la résolution des crises bancaires.

 

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