Brexit

De grandes questions demeurent en attendant la relation future entre l'Union européenne et le Royaume-Uni

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Revue de l'article

Après le 31 janvier 2020, les incertitudes perdurent concernant le paysage des services financiers post-Brexit, puisque c’est l’éventuel accord à venir concernant cette relation future qui en dessinera les contours.

Business as usual. « La sortie officielle du Royaume-Uni de l’Union européenne le 31 janvier ne matérialise aucun changement dans l’immédiat pour les acteurs financiers puisqu’elle ouvre une période de transition jusqu’au 31 décembre 2020 durant laquelle la réglementation actuelle continue à s’appliquer, rappelle Antoine Pertriaux, fondateur du bureau de recherche Alvae. La seule chose qui change est que les Anglais ne peuvent plus siéger dans les institutions européennes, ils restent ainsi soumis aux règles européennes en vigueur et à celles qui pourraient entrer en application pendant la période de transition, sans droit de regard sur elles. » Les services financiers continueront à fonctionner cette année selon les mêmes modalités qu’auparavant.

Timing. Cette période de transition pourrait être prolongée d’un ou deux ans à la demande du Royaume-Uni en cas d’échec des négociations. Mais Boris Johnson s’est montré fermement opposé à cette prolongation, alors que la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, semble juger irréaliste le délai de 11 mois pour parvenir à un accord. C’est avant le 1er juillet que le Royaume-Uni devrait faire une éventuelle demande de prolongation de la période de transition.

Hard Brexit ? La future relation entre le Royaume-Uni et le reste de l’Europe dépendra de l’éventuel accord signé entre les deux. « Un des scénarios est de se retrouver au 31 décembre 2020 sans accord et donc dans une relation régie par les seules règles internationales du commerce », indique Antoine Pertriaux. Cela aurait des conséquences sur les services financiers – plutôt absents des préoccupations des récentes négociations qui ont porté sur d’autres sujets majeurs davantage politiques – avec la disparition des passeports et la nécessité de règles d’équivalence pour la poursuite de certaines activités, la compensation des dérivés en euro notamment.

 

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