Too Big to Fail

Le FMI nourrit le débat sur les banques systémiques

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Revue Banque n°773

Financement de l'immobilier : profession en chantier

Le rapport du FMI [1]* sur la stabilité financière examine sur plusieurs années l'évolution dans le monde de la garantie, pour les établissements systémiques, d'être secourus par les États en cas de difficultés. Avec la crise, dans un premier temps, cette subvention implicite offerte aux banques too Big to Fail a augmenté ; puis, à partir de 2009 , elle a tendance à diminuer mais demeure élevée, en particulier en Europe.

À en croire Mark Carney, gouverneur de la Banque d'Angleterre et président du Conseil de stabilité financière, le thème du too Big to Fail sera soulevé lors de la réunion du G20 à Brisbane les 15 et 16 novembre prochain. Il a en effet affirmé que les régulateurs souhaitent en finir cette année avec la question et feront des propositions à discuter lors de ce sommet. « Ce volontarisme contraste avec les réticences de la présidence australienne à faire avancer les thèmes relatifs à la régulation financière », commente Christophe Destais, directeur adjoint du CEPII [2]. Or l'Australie préside le G20 jusqu'à la fin du mois de novembre 2014.

Les banques systémiques, quant à elles, défendent leur modèle. L'un des dirigeants d'une banque universelle française affirme que « les grandes banques, de par leur diversification, sont très sûres et cet avis est partagé par les investisseurs. Cela explique pourquoi elles se financent à moindre coût. » Mais pour le FMI, la subvention implicite est pour beaucoup dans ce coût de financement avantageux. S. G.

[1] Global Financial Stability Report du FMI publié en avril 2014.

[2] Centre de recherche sur l’économie internationale.

 

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