Financement

Deutsche Bank recourt à des obligations hybrides

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Revue Banque n°773

Financement de l'immobilier : profession en chantier

Sous la pression des investisseurs, Deutsche Bank a fini par se résoudre à renforcer ses fonds propres. Selon Cyril Meilland, responsable de la recherche sur les banques européennes chez le courtier Kepler Cheuvreux, « le leverage ratio de cet établissement n'est pas suffisant. De plus, la nouvelle règle de l'EBA sur la valorisation prudente des books de trading menace de faire descendre son ratio de solvabilité à 9%, voire en dessous, ce qui paraît un peu tendu. »

Pour renforcer ses fonds propres, l'établissement a choisi d'émettre, en mai 2014, des AT1 [1]. Il s'agit de titres « temporary write down » : si le trigger, fixé à 5,125, est atteint, les titres subiront une perte de valeur nominale non définitive. Selon Pascal Decque, analyste Crédit chez Crédit Agricole CIB, « ces caractéristiques séduisent les investisseurs, en particulier dans le milieu du fixed income qui n'apprécie guère l'autre variante des AT1 – les titres convertibles en capital –, plus adaptée aux investisseurs en actions ou aux hedge funds ».

Alors que Deutsche Bank a émis 1,75 milliard d’euros, 1,25 milliard de dollars et 650 millions de livres, la demande des investisseurs a été plus de 7 fois supérieure à l'offre (voir également : Marché des obligations hybrides: la pérennité se confirme). S. G.

[1] Additionnal Tier One. Voir "Pour en savoir plus".

 

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