Financement participatif

Crowdlending : des indicateurs communs

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Revue de l'article

Cet article est extrait de
Revue Banque n°814

Is small beautiful ? La proportionnalité dans la réglementation

Moins médiatisé depuis quelque temps, le jeune secteur du financement participatif se normalise voire cherche un nouveau souffle. En témoigne l’adoption depuis le 1er novembre d’« indicateurs de performances » communs établis sous l’égide de l’association Financement Participatif France qui représente les plateformes.

Celles qui sont spécialisées en prêt rémunéré, minibons et obligations sont désormais invitées à publier sur leurs sites des indicateurs d’activité, de performance et de défaut, notamment les « rendements effectivement perçus nets des incidents et défauts », précise l’association. Jusque-là, les plate-formes avaient l’obligation légale de publier les taux de défaillance en nombre et en projet (article R. 548-5 du Code monétaire et financier).

Cette volonté de transparence peut être vue comme une réponse indirecte à l’enquête à charge publiée par l’association de consommateurs UFC-Que Choisir le 23 février dernier qui fustigeait des plateformes « qui promettent des rendements élevés tout en semblant minimiser les risques de pertes en capital », surestiment les rendements et minimisent les risques auprès des particuliers prêteurs. Financement Participatif France avait répondu en contestant la méthodologie et les conclusions de l’étude de UFC-Que Choisir, mais en s’engageant à faire des recommandations à ses membres. C’est désormais chose faite.

 

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