Bâle IV : une réforme à 120 milliards d’euros ?

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Cet article est extrait de
Revue Banque n°808

Temps réel : quand le paiement devient instantané

Alors que le front des négociations autour de « Bâle IV » n’avance guère, McKinsey s’est essayé [1] à une évaluation de l’impact des mesures prises dans leur ensemble, de la revue du portefeuille de négociation (FRTB) déjà actée à la polémique réforme des modèles internes associée à l’introduction d’un plancher (« output floor »), en passant par des discussions annexes (IFRS 9 et risques souverains). Le ratio CET1 des banques européennes passerait, selon le cabinet, de 13,4 à 9,5 %, un impact bien supérieur à celui subi par les banques américaines (de 11,7 à 10,4 %). 120 milliards d’euros manqueraient à l’appel pour que les banques européennes puissent respecter un niveau de capitaux propres de 10,4 %. Les établissements suédois, danois, belges, hollandais et irlandais seraient les plus impactés, du fait de leurs importants portefeuilles à faible défaut, qui prennent de plein fouet l’impact de l’output floor. Les banques françaises seraient plus spécifiquement impactées par la réforme touchant le risque opérationnel (tant la suppression de la méthode avancée que la nouvelle manière de prendre en compte leur taille dans le calcul standard). Le floor ne les toucherait que vers la fin de sa période de mise en œuvre, plus spécifiquement lorsqu’il atteindrait le niveau de 70 % (sur un total pressenti de 75 %).

 

[1] « Basel IV: What’s next for banks? », Avril 2017.

 

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