Aide au développement : la contribution de la France en forte baisse

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Cet article est extrait de
Revue Banque n°772

Plongée dans les IFRS : vers des eaux plus claires et calmes ?

Malgré une hausse historique générale (+6,1 %) de l’aide publique au développement (APD) en 2013, l’OCDE a constaté que la France faisait partie des pays dont la contribution avait le plus fortement baissé (-9,8 %). Des remboursements de prêts et des opérations d’allégement de dette moins importants qu’en 2012 seraient à l’origine de cette baisse.

Les recettes de la taxe sur les transactions financières (TTF), instituée en 2012 [1], se sont également avérées moins élevées que prévu. Le projet de loi de finances 2013 tablait sur des recettes à hauteur de 1,6 milliard d’euros ; 10 % devaient être affectés à l’APD. Mais le produit final n’a été que de 690 millions d’euros.

Conséquence, la France s’éloigne de l’objectif de 0,7 % du revenu national brut (RNB) consacré à l’APD que les pays développés devaient atteindre… en 2012 [2]. « L’OCDE vient contredire directement les autorités françaises qui, au moment du vote des budgets ne cessent d’argumenter sur la “stabilisation” des crédits d’APD. Or, ils sont en baisse, et très fortement, entraînant des répercussions pour les populations les plus vulnérables », a déclaré Christian Reboul, d’Oxfam France.

Malgré la décision de porter de 10 à 15 % la part de la TTF affectée à l’APD, la recette prévisionnelle portée au budget 2014 (245 millions d’euros) ne laisse pas augurer une inversion de la courbe…

A.M.

[1] Voir à ce sujet l’article « Aide au développement : les espoirs déçus des ONG », Revue Banque n° 755-756, janvier 2013, p. 32.

[2] Engagement pris par les pays développés lors de la conférence de Monterrey organisée par l’ONU en 2002.

 

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