Extraits du site de campagne d’Emmanuel Macron, candidat d’En marche !

“Nous favoriserons l'orientation de l'épargne des Français vers l'investissement productif"

Revue de l'article

Cet article est extrait de
Revue Banque n°806

Élection présidentielle : les enjeux pour le secteur financier

« Nous soutiendrons l’investissement privé. Nous baisserons l’impôt sur les sociétés de 33,3 % à 25 % pour rejoindre la moyenne européenne. Nous transformerons le CICE en allégements de charges pérennes, et l’ISF en “Impôt sur la fortune immobilière” sans accroître la fiscalité actuelle sur l’immobilier et les droits de succession, et sans taxer ce qui finance les entreprises et l’emploi. Nous créerons un prélèvement unique sur les revenus du capital, de l’ordre de 30 %. »

« Nous favoriserons l’orientation de l'épargne des Français vers l'investissement productif. Cela reposera notamment sur une refondation de la fiscalité sur le capital pour favoriser l’investissement dans les entreprises : elle sera réduite et simplifiée. »

« L’Impôt de Solidarité sur la Fortune ne concernera plus l’investissement qui sert l’économie (actions, parts, titres d’entreprises). Il sera remplacé par un Impôt sur la Fortune Immobilière, qui reposera uniquement sur les biens immobiliers, dans les mêmes conditions que l’ISF aujourd’hui. »

« Un prélèvement forfaitaire unique (PFU) de l’ordre de 30 % sera appliqué à l’ensemble des revenus tirés du capital mobilier (intérêts, dividendes, plus-values mobilières etc.). Il simplifiera considérablement le choix des investisseurs qui se détermineront uniquement en fonction du rendement, du risque et des frais associés à chaque produit, avec plus de transparence, et non plus en fonction d’incitations fiscales et réglementaires. Il évitera des impositions marginales excessives, qui peuvent décourager l’investissement. »

« Nous réduirons le taux d’IS jusqu’à la moyenne européenne de 25 %. C’est une mesure indispensable pour attirer les activités en France et soutenir la compétitivité de nos entreprises. En échange, nous défendrons au niveau européen une harmonisation des bases et une convergence du taux de l’impôt sur les sociétés pour éviter une course au moins-disant. »

Programme d’Emmanuel Macron, Site Internet En marche !

 

« […] nous avons une dette financière. Cette dette, c'est notre dépendance, c'est notre responsabilité à l'égard des générations qui sont là et qui viennent. Alors oui, je serai le président de la responsabilité financière, de l'exigence, de notre dignité sur ce plan, et je proposerai, non seulement, une trajectoire de sérieux budgétaire, mais en même temps, une nouvelle gouvernance, une nouvelle organisation qui fait que ce n'est pas un homme dans un bureau qui définira les économies pour chaque bouton de guêtre, ça n'a plus de sens, mais qui porte des engagements radicaux et qui les tient. »

« Dans les cinq ou dix ans qui viennent, cette révolution [numérique, ndlr] que j’évoquais tout à l’heure va balayer des secteurs entiers d’activités. Elle va faire que certains de nos concitoyens qui sont chargés de clientèles par exemple dans le secteur bancaire vont perdre leur activité, parce qu’ils seront remplacés par des logiciels, des algorithmes, des robots. C’est la vérité. »

Discours du 18 février 2017 à Toulon, Site Internet En marche !

 

Selon Emmanuel Macron, le problème de notre structure de financement en France est que celle-ci reste très intermédiée (pas assez directe) et surtout « très orientée par un financement par la dette, et par tous les produits d’endettement ». L’ancien ministre de l’Économie souhaite à l’inverse faire en sorte que cette structure de financement soit de plus en plus orientée vers les fonds propres, c’est-à-dire les capitaux apportés par les investisseurs, comme c’est le cas par exemple au Royaume-Uni.

Un autre frein à la croissance des entreprises est la sur-régulation qui, depuis la crise de 2008, a été un obstacle à la réorientation de la structure de financement des entreprises vers un financement par les capitaux propres. Les accords de Bâle et la réforme réglementaire Solvabilité II, en incitant les banques et assureurs à réduire leurs investissements en fonds propres, ont eu un effet défavorable sur le financement des entreprises françaises et européennes (favorisant symétriquement les entreprises américaines, dont le financement est beaucoup moins intermédié). Pour Emmanuel Macron, les conséquences de ces régulations dont certaines sont inadaptées sont lourdes puisque ces nouvelles règles ont eu pour effet la « contraction du crédit bancaire ou de la place des acteurs bancaires dans le financement en fonds propres de l’économie ».

Vision Macron, site partenaire du site En marche !, réalisé par Les jeunes avec Macron

 

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