Banques et territoires : la faillite de Shorebank

« Les investisseurs accepteront-ils des rentabilités plus modérées des banques? »

Shorebank a été mise en faillite en août 2010, comme plus de 300 autres ​community banks depuis le début de la crise. Or cet établissement, qui a ​inspiré à Mohammed Yunnus le projet de la Grameen Bank, était la plus ​médiatique des Community Development Financial Institutions (CDFI), c’est-à-dire les fonds ou établissements de crédit américains qui financent les habitants de territoires ruraux et urbains à revenus faibles ou modérés. Faut-il en conclure qu’il est difficile, voire ​impossible, de développer durablement une activité rentable auprès de ce ​type de clientèle ?

Une agence de Shorebank

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Revue Banque n°734

Matières premières : la faute aux marchés ?

Quelles étaient les activités de Shorebank ?E. S. Le territoire d’intervention de Shorebank (Voir Encadré 1) couvrait environ un tiers de la ville de Chicago, très largement dans les communautés à majorité afro-américaine. Chicago a connu des changements rapides dans les années 1960, quand les familles blanches ont cédé la place à des familles noires : c’est une des villes les plus marquées par la ségrégation raciale aux États-Unis.Quand Shorebank a débuté ses activités en 1973, les banques pratiquaient une discrimination territoriale tellement marquée qu’il était presque impossible pour ...
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