3 questions à Jean-Louis Bertrand

La gestion du risque météo en entreprise

L'auteur

  • Bertrand
    • Directeur Chaire Banque et Gestion des Risques
      ESSCA École de Management
    • Spécialiste de la gestion des risques climatiques
      METNEXT

Pour en savoir plus

Qui est concerné par le risque météo ?

2 entreprises sur 3 ! On a longtemps pensé que le risque météo était l’apanage du seul secteur de l’énergie, sans doute parce que le lien entre variations de température et de consommation d’énergie est assez immédiat, mais aussi parce que les énergéticiens sont les plus nombreux à couvrir ces risques à l’aide de produits dérivés. En réalité, à y réfléchir d’un peu plus près, de nombreux secteurs sont concernés : la grande distribution, l’agroalimentaire, les boissons, les transports, le BTP, le textile, le tourisme, l’agriculture…

 

Comment quantifier cette exposition ?

Notre méthodologie, clairement exposée, permet de quantifier l’impact de la météo, secteur par secteur, ce que l’ouvrage illustre à partir des données mensuelles de chiffre d’affaires INSEE. Les résultats sont très significatifs. Dans certains secteurs, le risque météo est tout sauf négligeable. Le même type d’analyse est appliqué à l’entreprise en testant par exemple la météo-sensibilité du chiffre d’affaires. Ces travaux permettent pour la première fois de visualiser clairement sur un graphique l’impact de la météo sur le CA et de fournir une véritable cartographie du risque météo. Ces études montrent sans équivoque que le risque météo est un risque que le financier, l’investisseur, ou le banquier doit intégrer dans son évaluation du risque, et donc du rendement.

 

Comment couvrir le risque météo ?

La couverture du risque en entreprise n’appelle pas nécessairement et immédiatement l’utilisation de produits financiers. L’étude de météo-sensibilité permet de connaître par exemple sur une année complète la part de la performance due à la météo. L’entreprise doit être capable de saisir les opportunités que les périodes météo favorables offrent, et être préparée lorsque la météo est défavorable. La prise en compte continue de la météo dans le pilotage de l’activité permet un premier niveau de couverture opérationnel. Produire, acheminer, stocker, promouvoir les bons produits, dans les bonnes quantités, au bon endroit et au bon moment est une couverture très efficace. Si l’optimisation s’avère insuffisante, et que les pertes potentielles sont trop importantes, l’entreprise peut alors utiliser des produits dérivés ou des assurances climatiques pour transférer le risque.

 

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