Cet article appartient au dossier : Ethique et marchés financiers.

Epistémologie

Éthique de la finance ou « éthiquette » financière ?

Dans son acception courante, l’éthique renvoie au devoir d’« agir comme il faut » et évalue le poids moral des actions. Pourtant, il est une autre forme d’éthique, dite « épistémique », qui évalue le poids moral des savoirs collectifs, comme ceux embarqués dans les théories financières en vigueur et, par extension, dans les outils de gestion et les produits qui les utilisent. Les exemples de l’affaire Kerviel et de la faillite d’AIG illustrent l’importance de cette forme d’éthique.

Flèches

L'auteur

  • Christian Walter
    • Fondation Maison des Sciences de l'Homme
      Chaire Éthique et Finance

Revue de l'article

Cet article est extrait de
Revue Banque n°802bis

Ethique & marchés financiers

L’idée que je propose dans cet article est très simple et peut se résumer de la manière suivante : l’éthique mise en œuvre par les professionnels sur les marchés est pour le moment réduite à une seule de ses dimensions, l’éthique déontologique ; il manque à l’éthique des marchés une seconde dimension, l’éthique épistémique. Sans cette dernière, l’éthique déontologique non seulement n’améliore pas le fonctionnement des marchés financiers, mais elle peut même contribuer à le dégrader, car l’application rigoureuse de bonnes règles de conduite peut renforcer de mauvais savoirs collectifs. Pour ...
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Ethique et marchés financiers

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