La coopération judiciaire en matière de lutte antiblanchiment existe-t-elle ?

Le blanchiment d'argent progresse dans les mêmes proportions que les crimes et délits qui l'alimentent. Aujourd'hui, on estime à quelque 1 500 Md$ le montant de l'argent noir, celui du crime, et l'économie souterraine représenterait au total 6 000 Md$ chaque année, soit environ 20 % du PIB mondial (Vernier, 2008a). Cependant, les mesures de lutte contre le blanchiment ne sont pas en reste. Les institutions supranationales rédigent des textes de plus en plus rigoureux ; les États s'organisent et installent des structures d'information, d'enquête et de répression à l'exemple des cellules de renseignements financiers (CRF) ou des services de police spécialisés ; les entreprises les plus vulnérables telles que les banques, se dotent de divisions spécifiques et naviguent désormais avec un arsenal juridique et déontologique sophistiqué. Comment, dans ces conditions, les seules mafias peuvent-elles encore blanchir 800 milliards de dollars tous les ans ?

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Banque & Droit n°121

Banque et Droit 121


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