Les services de santé au travail : point d’étape

santé

L'auteur

  • Michèle Rossi
    • Chargée de Mission, Direction des Affaires Sociales
      AFB

Revue de l'article

Cet article est extrait de
Revue Banque n°772

Plongée dans les IFRS : vers des eaux plus claires et calmes ?

Il y a 2 ans, les partenaires sociaux ont signé à l’unanimité un accord de branche instaurant la création de services de santé au travail interentreprises à compétence fermée pour la profession bancaire. À titre expérimental, deux services ont été ouverts, à Lille et Marseille, le 2 janvier 2013. Après un an de fonctionnement, un premier bilan peut être dressé.

Le fonctionnement de ces services repose sur une équipe pluridisciplinaire encadrée par un directeur à mi-temps, avec des binômes médecin/personnel infirmier et (à mi-temps) un intervenant en prévention des risques professionnels (IPRP) profil ergonome ou risques psychosociaux.

Les activités de santé au travail ont permis d’assurer les visites requises par la législation, y compris par exemple les visites d’embauche d’auxiliaires de vacances, mais également, à Marseille notamment, de combler en partie les retards des exercices précédents, constatés chez certains employeurs. Ainsi, pour un effectif géré de 6 287 personnes sur Lille, 3 348 examens cliniques ont été assurés, et 3 213 à Marseille pour un effectif déclaré de 5 789.

Outre ces visites, un certain nombre d’actions en milieu du travail ont été réalisées : participation aux réunions des CHSCT, études ergonomiques de postes de travail, visites de locaux d’entreprise, fiches d’entreprise (création ou actualisation), interventions dans le cadre d’accords sur le handicap...

L’IPRP a procédé à des consultations individuelles, à la demande des médecins, mais aussi des entreprises voire des salariés, mais a également mené des actions en milieu de travail en participant par exemple à des comités de pilotage sur les risques psychosociaux, à des CHSCT. Les entreprises ont fait appel à l’IPRP pour faire des diagnostics, informer et sensibiliser leurs collaborateurs.

Le personnel infirmier diplômé en santé au travail, ce qui est le cas pour le service de Lille – avec des formations à Marseille –, a pu conduire des entretiens en santé au travail, en complément des visites dispensées par les médecins.

Le personnel médical de ces services est en contact régulier avec des établissements régionaux en lien avec leur activité (CARSAT [1], ARACT [2], MDPH [3]...), mais aussi avec des médecins spécialisés pour orienter, si nécessaire, les salariés vers des spécialistes pour des examens complémentaires.

Les salariés, comme les partenaires sociaux, apprécient le sérieux des prestations médicales fournies et la qualité du matériel médical mis à la disposition des services.

Un point de progrès peut néanmoins être relevé en ce qui concerne le fonctionnement des instances paritaires contribuant à la gestion de ces associations. Gageons que ce deuxième exercice permettra d’améliorer la communication au sein de ces instances.

Ainsi, après un an de fonctionnement, l’objectif premier d’assurer un suivi plus efficace de la santé physique et mentale des salariés de la profession est donc rempli. Ce premier bilan paritaire permet d’envisager positivement la poursuite de notre expérimentation, voire son extension, sachant que ces services ont obtenu un agrément jusqu’au 31 décembre 2015.

[1] Caisses d'assurance retraite et de la santé au travail.

[2] Association régionale de l'amélioration des conditions de travail.

[3] Maison départementale des personnes handicapées.

 

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