Relations interbancaires

Sept banques européennes lancent une blockchain pour les PME et ETI

Revue de l'article

Cet article est extrait de
Revue Banque n°805

Open bank : le jeu des services financiers modulaires

En attendant que Swift passe du Proof of Concept au déploiement sur la blockchain (voir notre interview dans ce même numéro), les autres acteurs bancaires mettent en place leurs solutions. Alors que Visa et Chain doivent lancer leur solution commune pour le paiement transfrontalier dans les semaines à venir (cf Revue Banque n° 802), sept banques européennes lancent leur propre blockchain, la DTC (Digital Trade Chain), pour faciliter les transactions commerciales tant sur le plan national qu’à l’international pour les PME et les ETI. Basé sur un Proof of concept autour de la blockchain, lancé depuis 2016 par KBC, ce produit a pour objectif d’intégrer tous les acteurs impliqués dans une transaction en open account (vendeur, acheteur, banques de chacun, transporteur). Ainsi, les PME et ETI pourront réaliser, gérer et sécuriser toutes leurs transactions domestiques et internationales en open account au lieu de passer par le crédit documentaire. L’utilisation du distributed ledger (ou « grand livre distribué ») assure la transparence de bout en bout des transactions tout en diminuant substantiellement l’émission et le transfert de documents papiers même dans le cas de partenaires commerciaux nouveaux. Dans un premier temps, la DTC sera utilisée entre les réseaux des sept banques partenaires dans l’espace européen : l’Allemagne et l’Italie avec Deutsche Bank et UniCredit, la Belgique et le Luxembourg avec KBC, la France avec Natixis et Société Générale, les Pays-Bas avec Rabobank et le Royaume-Uni avec HSBC. Ces sept banques se sont engagées à faire évoluer la DTC et à en développer le territoire d’utilisation.

 

Articles du(des) même(s) auteur(s)

Sur le même sujet