Rapports sur l'IA en France : et la banque ?

Revue de l'article

Si le rapport Villani intègre des études sectorielles, la finance n’en fait pas partie. « Leur développement tient moins d’une initiative publique que d’une impulsion privée, largement amorcée en l’état et pour laquelle une intervention [de l’État] n’est […] pas souhaitable », justifie-t-on dans le document.

En revanche, le rapport simultanément remis par France Stratégie sur l’impact de l’IA sur le travail consacre une large partie au secteur bancaire. Après avoir décrit les cas d’usage de l’IA dans la finance, le think tank du Premier ministre examine les conséquences possibles sur l’emploi. Et il se veut rassurant : « Le scénario le plus probable dans le secteur bancaire est un scénario d’évolution progressive, tendanciel. » Il n’écarte toutefois pas les risques : « Pour que le scénario de rupture se produise, il faudrait une conjonction entre des innovations significatives permettant le développement d’un service à forte valeur ajoutée vers lequel les clients basculeraient en masse, un manque d’anticipation des acteurs en place qui accélère la perte de clients et enfin de faibles barrières réglementaires. » Et de citer les paiements comme possible cheval de Troie. Plus concrètement, France Stratégie souligne enfin la nécessité de former des salariés « conscients des enjeux techniques, juridiques, économiques, éthiques soulevés par l’utilisation de ces outils. »