Emplois en finance : Paris résiste

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Revue Banque n°737

Liquidité : les grandes manoeuvres

« La capitale française est difficile à vendre. » Ainsi s’exprime Jean-François Monteil, managing director du cabinet de recrutement Alexander Hughes pour parler de l’image de Paris aux yeux de ceux qui souhaitent faire carrière dans l’univers de la BFI. La City et Wall Street dominent mais aussi, dans une moindre mesure, les places asiatiques comme Singapour.

« En revanche, en gestion d’actifs, Paris est en très bonne position et son attractivité s’est encore renforcée depuis la crise », poursuit le recruteur. Dans la tourmente que connaît la planète finance depuis 2008, la capitale française ferait plutôt bonne figure, à en croire Arnaud de Bresson, délégué général de Paris Europlace : « La Place de Paris a moins souffert de la crise financière que les pays anglo-saxons; notre position dans la compétition internationale sort donc renforcée. »

Paris Europlace s’est même risqué à élaborer des hypothèses sur le développement des emplois liés à l’industrie financière dans la capitale française : entre 2011 et 2016, la croissance atteindra 6 % à 35 %, chiffres révélés lors d’une conférence organisée par efinancialcareers.

Pourtant, le brokerage actions a largement quitté Paris qui détient d’autres cartes maîtresses dans son jeu: la gestion d’actifs (second pôle mondial de gestion collective après les États-Unis), mais aussi les dérivés actions (25 % du marché mondial) et les émissions d’obligations corporate (35 % des émissions européennes), selon Paris Europlace, dont le délégué général ajoute : « Sur le marché des taux, notre position pourrait se renforcer grâce au projet de plate-forme Cassiopé et à la position de Paris dans le domaine de la dette souveraine et dans celui des TCN [1] ».

[1] Titres de créance négociables.

 

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