Étude

Des décideurs mal payés, mais pas obligatoirement sur le départ

Revue de l'article

Cet article est extrait de
Banque & Stratégie n°305

Rémunérations dans la banque : à l'heure des vaches maigres

L’argent ne fait pas le bonheur… mais il y contribue. C’est ce que semble montrer une enquête menée par Deloitte et Nominations auprès de 5 500 « décideurs » (à un niveau compris entre N et N-5 pour les grandes entreprises), tous secteurs confondus. Pour les répondants, la reconnaissance ne passe pas prioritairement par le salaire. En effet, alors que 40 % d’entre eux sont insatisfaits de leur rémunération, plus de 85 % estiment être reconnus à leur juste valeur dans leur poste. Lorsqu’on les interroge sur ce qui pourrait les pousser à quitter leur entreprise, ces décideurs citent la possibilité d’étendre leur champ de responsabilité, la perspective d’une meilleure carrière ou l’opportunité de découvrir un nouveau métier ou secteur, soit trois dimensions de la recherche de développement personnel. La rémunération n’est que la cinquième raison invoquée. « La rémunération fait venir, et donc éventuellement partir, mais ne fait pas rester », indique Gabriel Bardinet (Deloitte). En revanche, proposer un plan de carrière qui permet au décideur de s’épanouir professionnellement limite les risques qu’il aille voir si l’herbe est plus verte ailleurs. Sur le sujet spécifique des rémunérations variables, enfin, l’étude montre que, si elles sont un outil indéniable de motivation, elles doivent néanmoins représenter près de trois mois de salaire pour produire leur effet.

 

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