Crowdfunding : Kickstarter passe en VF

Kickstarter

Revue de l'article

Cet article est extrait de
Revue Banque n°785

Union des marchés de capitaux : l’Europe cherche sa voie

Géant du crowdfunding américain, Kickstarter a lancé officiellement son site en France le 27 mai dernier. Désormais, les apporteurs de projets qui veulent utiliser cette plate-forme pour les financer en échange d’une contrepartie matérielle pourront le faire sans avoir de représentation aux États-Unis. Pour autant, Kickstarter sépare complètement les deux versions et un projet présenté en français ne pourra pas être soutenu par les anglophones, et vice versa. Le site arrive dans un paysage du financement participatif déjà bien encombré en France pour un marché encore émergent (voir Revue Banque n° 781), avec une commission de 5 % prise sur chaque don fait. Un tarif relativement bas, mais à la différence des autres sites, Kickstarter ne propose aucune aide particulière aux utilisateurs de sa plate-forme : ni abondement de partenaires professionnels comme ce que fait Hello Bank pour la musique avec Ulule (voir Revue Banque n° 779), ni aide de la plate-forme pour faire connaître son projet ou gérer la levée de fonds. Du coup, le site américain reconnaît que seuls 44 % des projets proposés trouvent un début de financement et encore moins obtiennent la somme recherchée. À titre de comparaison, Ulule avance un taux de succès (projets financés en intégralité) de 67 %.

 

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