Carte bancaire : la fraude repart à la hausse, la Banque de France demande plus de sécurité

Évolution du montant des transactions par carte de paiement

Pour en savoir plus

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  • Évolution du montant de la fraude

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  • Évoution du taux de fraude pour tous types de cartes et de transactions

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  • Répartition du taux de fraude nationale par type de transaction

    Répartition du taux de fraude nationale par type de transaction

  • Répartition de la fraude nationale selon son origine et par type de carte en 2011

    Répartition de la fraude nationale selon son origine et par type de carte en 2011

Revue de l'article

Cet article est extrait de
Revue Banque n°751

Protection des épargnants : jusqu’où faut-il aller ?

Pour la quatrième année consécutive, la fraude à la carte bancaire est repartie à la hausse en 2011, selon le rapport de l’Observatoire de la sécurité des cartes de paiement de la Banque de France [1]. Si le taux de fraude reste faible (0,077 %), le montant de cette fraude particulière grimpe lui de 12 %, passant de 368,9 millions d’euros en 2010 à 413,2 millions d’euros en 2011. Le gros de ces fraudes se concentre sur les paiements à distance et plus particulièrement sur les paiements sur Internet. Si ces derniers ne représentent que 8,4 % en valeur des transactions nationales, ils comptent pour 61 % des fraudes en valeur. Du côté des origines de la fraude, le numéro de carte bancaire usurpé arrive en tête avec 59,9 % des cas constatés, devant la carte perdue ou volée à 36,1 %.

Pour lutter contre cette fraude constante, la Banque de France a rappelé l’importance pour les commerçants d’adopter la norme 3D Secure. 23 % des transactions en ligne seulement sont actuellement sécurisées de cette façon, avec un système d’authentification non rejouable (le plus souvent par envoi d’un code PIN par SMS). La Banque de France se penche également sur les nouvelles méthodes de paiement. Si le cas du NFC n’est pas explicitement évoqué dans le rapport [2], la Banque rappelle que « l’utilisation d’un terminal de paiement mobile dans la chaîne d’acceptation ne peut donc être actuellement envisagée que concomitamment à l’adoption de mesures permettant de garantir un niveau de sécurité équivalent à celui prévalant pour les terminaux de paiement traditionnels ». Concernant les portefeuilles et porte-monnaie électroniques de type Buyster, Kwixo ou SMoney, la Banque de France recommande la mise en place d’authentification non rejouable au moment de l’enregistrement d’une carte de paiement, ainsi que pour les paiements les plus élevés. Elle rappelle également l’obligation qu’ont les gestionnaires de ces portefeuilles de protéger les données sensibles de leurs clients et demande un partage de responsabilité clair entre l’utilisateur, le commerçant et le gestionnaire.

[1] Le rapport complet est consultable en ligne sur le site de la Banque de France : http://www.banque-france.fr/observatoire/rap_act_fr_11.htm.

[2] Voir « Moyens de paiement – La sécurité des cartes sans contact est-elle assurée ? », Revue Banque n° 750, p. 42.

 

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