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La Banque de France teste l’open innovation dans son Lab

Revue de l'article

La Banque de France lance une opération séduction auprès des acteurs de l’innovation. Annoncé par le gouverneur en début d’année, un espace de rencontre et de collaboration entre porteurs de projets et collaborateurs de l’institution, baptisé « le Lab », a été officiellement lancé fin juin. Son objectif est d’accompagner la transition digitale de la banque centrale en faisant se rencontrer les problématiques exprimées par les directions métiers et les idées innovantes portées par des start-up mais aussi des laboratoires de recherche ou des acteurs du numérique plus matures. Des expérimentations dans la blockchain (sur le traitement des identifiants SEPA des entreprises) ou l’intelligence artificielle (pour l’anticipation de pannes sur les machines de tri de billets) ont déjà été menées. Les missions autour de l’éducation financière et de la lutte contre le surendettement pourraient être autant concernées que les activités plus purement bancaires.

Reste que travailler avec une forteresse comme la Banque de France ne coule pas de source quand on est une petite structure ayant besoin d’agilité. « Nous devons nous mettre dans une posture nous permettant de travailler avec ces acteurs innovants : il faut s’adapter », insiste-t-on au Lab. Exfiltration du Lab dans un bâtiment moins sécurisé que le siège (rue de Réaumur à Paris), contrats simplifiés, appels à projets libres, présentations courtes sous forme de pitch, possibilité de travailler sur des données « désensibilisées » ou coconstruction des conditions d’accès au système d’information adaptées aux contraintes des deux partenaires… la Banque de France cherche à casser son image d’institution poussiéreuse quasi régalienne. Un appel à projet court jusqu’au 1er septembre.

 

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