Gestion des ressources humaines : les ruptures annoncées

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Cet article est extrait de
Banque & Stratégie n°338

Gestion des ressources humaines : les ruptures annoncées

Génération Y et Z, digitalisation… Les établissements bancaires sont confrontés à des ruptures profondes, à la fois dans leurs modes de fonctionnement et de management et dans les attentes de leurs collaborateurs. Leur direction des ressources humaines a la lourde tâche d’orchestrer ces évolutions, à commencer par les recrutements qui s’avèrent de plus en plus compliqués.

En effet, si, selon l’Observatoire de l’image des banques 2015 réalisé par BVA pour la FBF, l’image des banques auprès de leurs clients reste bonne, ce n’est pas le cas de leur image « employeur ». Celle-ci s’est dégradée depuis la crise financière et les banques doivent redoubler d’efforts pour attirer les candidats, d’autant qu’elles ont changé leur critère de sélection : si l’alternance reste pour elles un mode privilégié de recrutement, elles recherchent davantage chez les candidats un savoir-faire commercial que des compétences techniques financières, ce qui les met en concurrence avec d’autres secteurs économiques.

Un autre challenge est de répondre aux attentes et aux comportements des générations Y et Z qui affichent un rapport très différent à l’autorité, à l’organisation du travail, à l’équilibre entre vie privée et vie professionnelle. Il leur faut aussi organiser la cohabitation de ces jeunes générations avec les plus anciennes.

Et convertir tout le monde à la culture digitale, aux nouveaux outils et modes de fonctionnement induits. Il s’agit là encore de gérer le grand écart entre les salariés qui ont parfois du mal à s’approprier les nouveaux usages du numérique et ceux qui sont déjà très agiles dans ces technologies, par exemple dans leur vie personnelle, et souhaitent retrouver un environnement aussi évolué dans leur métier.

Les directions des ressources humaines, elles-mêmes, doivent s’adapter à de profondes évolutions. Elles aussi fonctionnent de plus en plus en mode digital : les formations, désormais largement virtuelles, se déclinent désormais en Mooc, Cooc, Spoc, nuggets ou webex ! Parallèlement, comme les autres métiers et fonctions, elles doivent évoluer dans un environnement réglementaire plus contraint, avec des exigences de reportings plus serrés et d’objectifs plus quantifiables. Enfin, elles doivent suivre les évolutions sociétales et affirmer, au-delà des seules obligations réglementaires, leur politique en matière de diversité et d’égalité des chances.

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