Le 8 septembre, Wells Fargo & Company (WFC) a annoncé le licenciement de 5 300 employés qui avaient ouvert, depuis 2011, des comptes bancaires à l’insu de leurs clients (usurpant leur identité via la contrefaçon de signatures, la création de fausses adresses e-mails et de numéros d’identification personnels).
Environ 2 millions de comptes frauduleux auraient été ouverts, tandis que 565 000 cartes de débit et de crédit auraient été émises et activées. En outre, des opérations fictives auraient été passées (telles que des versements et des transferts d’argent afin d’alimenter les comptes frauduleux) conduisant certains clients à se trouver à découvert et à devoir payer des intérêts.
Le 20 septembre, lors de l’audition du CEO, John L. Stumpf devant la Commission bancaire du Sénat des États-Unis, WFC a été accusé d'avoir non seulement exploité ses clients, mais aussi d’avoir tardé à réagir pour mettre fin à ces abus.
Aux États-Unis, WFC gérait plus de 70 millions de clients au 30 juin 2016 (via un réseau de distribution d'environ 8 600 agences). Le groupe comptait 264 700 employés (ETP), fin 2015.
Source : Thomas Girard, « Wells Fargo : un nouvel exemple de banque “too Big to Manage” », Natixis Flash ISR/Recherche Actions du 5 octobre 2016.