Les sociétés de gestion européenne sont regroupées au sein de l’EFAMA (European Fund and Asset Association). Pour son directeur général Peter de Proft, l’un des principaux enjeux actuels réside dans l’avancement de la directive PRIPS (Packeged Retail Investment Products) qui vise à établir un level playing field entre les différents types de produits financiers : « Les fonds gérés par les sociétés de gestion (essentiellement des OPCVM), mais aussi les contrats d’assurance-vie et les produits élaborés par les banques sont concernés par ce texte européen en préparation, explique-t-il. Aujourd’hui, certains investisseurs s’éloignent des OPCVM pour aller vers d’autres produits financiers qui n’ont pas à respecter les mêmes obligations, en matière de transparence par exemple. PRIPS doit remédier à cette situation mais le débat est mal engagé. La logique transversale demeure absente. »
Autre enjeu important pointé par Peter de Proft : « Depuis le début de la crise, on observe une concurrence accrue des produits bancaires dans tous les pays européens. »
Pourtant, la gestion d’actifs résiste bien. Les encours européens s’élèvent à 13 800 milliards d’euros, fonds et mandats confondus. Le plus haut historique de 2007 (13 600 milliards) est donc battu. Ce « record » est moins évident en France où l’on compte 2 656 milliards en 2010 contre 2 655 en 2007. Cette moindre performance s’explique sans doute par le fait que la gestion monétaire, très touchée par la concurrence bancaire, avait pris une importance particulière en France, comparée à sa place dans les autres pays européens.