Un salon en perte de vitesse

Créé le

12.11.2014

-

Mis à jour le

01.12.2014

Visa, OpenTrust, l’Imprimerie Nationale, G & D étaient absents de Villepinte. Gemalto, Safran – Morpho, MasterCard, American Express ou Discover avaient choisi le format plus discret des salons privés, où les clients sont reçus sur rendez-vous. L’heure est au changement pour le secteur et le salon Cartes semble avoir quelque peine à se renouveler. Pour expliquer cette désaffection des exposants, on pointe ci et là un investissement trop lourd, l'obligation d’adopter un positionnement trop restrictif pour son stand ou tout simplement la volonté de se recentrer sur des offres plus adaptées aux évolutions de leurs actions commerciales. Côté visiteurs, si certains se plaignaient du choix de l’emplacement des conférences, au fond du Hall 4, avec des orateurs souvent noyés dans le brouhaha du salon, l’impression de vide ressentie à certains moments pouvait aussi s’expliquer par les hasards du calendrier, qui ont vu Cartes Secure Connexion tomber en même temps que Money 20/20 [1] à Las Vegas, ou peut être par une multiplication des salons Cartes (en plus de Villepinte, le salon se décline avec une version en Asie et une aux États-Unis).

Pour Isabelle Alfano, directrice du salon, l’ambiance reste officiellement au beau fixe : « Nous avons 450 exposants, comme l’an dernier, et nous devrions être sensiblement sur la même tendance de visitorat, aux alentours de 20 000 visiteurs. Il n’y a pas d’autocannibalisme entre les trois Cartes. Certains découvrent le salon en Asie et en Amérique, et décident de venir à Paris. » Pour autant, pour une année sans problème particulier lié aux transports ou à la météo, l’accès au salon n’aura jamais été aussi rapide, et même les stands de restauration ne provoquaient aucune attente excessive. Preuve qu’à défaut d’être moins nombreux, le visitorat du salon était beaucoup plus dilué et avec un temps de passage peut-être plus concentré. À l'issue de cette édition sans grande nouveauté, il est peut-être temps de renouveler complètement l’offre, pour éviter de tomber dans un ronronnement moutonnier et de perdre des exposants, anciens et nouveaux, qui ne se retrouvent plus dans l’image du salon.

 

 

1 http://money2020.com/

À retrouver dans la revue
Revue Banque Nº778
Notes :
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