Le secteur de l'assurance

Un « business model » très différent de celui des banques

Créé le

24.08.2012

-

Mis à jour le

10.10.2012

Assureurs

Banques

Business model

Gestion de l’aléa dans une logique de mutualisation, de diversification et de dispersion du risque.

Collecte de dépôts et distribution de crédits.

Cycle de production

« inversé » = encaissement des primes en amont, avant toute redistribution, différée dans le temps lors de la survenance de sinistres ou échéances de contrats.

« classique » = la banque a besoin de dépôts pour octroyer des crédits.

Actif / Passif
(gestion ALM)

Volatilité

Les actifs sont le plus souvent très diversifiés et le risque mesuré.

La volatilité à court terme des marchés a généralement peu d’impact sur les assureurs.

Avec leurs passifs longs (retraite, construction, dépendance…), les assureurs ont souvent un rôle d’investisseur de long terme.

Le passif a typiquement une durée moyenne plus longue que les actifs : stabilité du financement

Une exposition souvent significative aux classes d’actifs structurés risqués.

Un fort effet de la volatilité des marchés.

Les crédits sortis du bilan via des mécanismes de titrisation ont contribué à l’aggravation des effets de la crise.

La durée moyenne du passif est plus courte que celle des actifs : danger de ne pas faire face aux obligations si les actifs sont insuffisamment liquides.

Solvabilité

La dernière crise a démontré que les règles prudentielles appliquées aux assureurs ont été globalement très efficientes.

Bâle II a clairement montré ses limites lors de la crise, avec de nombreuses banques européennes qui ont dû être recapitalisées.

Risque de liquidité

Quasi inexistant compte tenu du cycle de production inversé.

Majeur pour les banques.

Le « credit crunch » a été un fort amplificateur de la dernière crise.

Risque systémique / interdépendance

Ce risque est quasi inexistant pour le domaine des assurances.

Le système interbancaire tend à entraîner d’autres acteurs bancaires en cascade en cas de crise.

Risque de confiance
entre acteurs

Ce risque est peu ou pas présent.

Durant les périodes de crise, il y a souvent assèchement des liquidités, les banques n’ayant plus confiance les unes envers les autres.

Profil des risques

Les risques d’assurance proprement dits représentent  une forte part du profil de risque d’un assureur : diversification et décorrelation des risques de marché.

A contrario, pour les banques, le portefeuille est en corrélation avec l'économie générale, augmentant les risques en période de crise.

Pro-cyclicité

Les assureurs jouent souvent un rôle contracyclique pouvant limiter les effets de la crise.

Traditionnellement un fort caractère procyclique.

À retrouver dans la revue
Banque et Stratégie Nº307