Environnement

Trois axes de lutte contre le changement climatique

Créé le

10.04.2012

-

Mis à jour le

02.05.2012

Politique nucléaire et financement des centrales

Trois critères sont définis :

  • ceux qui ont trait au pays d’accueil de la centrale, en termes de stabilité politique, de cadre réglementaire nucléaire (par exemple, la présence d’une autorité de sûreté nucléaire avec une réelle indépendance) ;
  • ceux qui portent sur la technologie et son adaptation par rapport au contexte local ;
  • ceux qui concernent l’expertise et le track record de l’opérateur. À la lumière de Fukushima par exemple, l’expertise de Tepco a été mise en cause.
Pour autant, cette politique établie un mois avant la catastrophe n’a pas encore pu être testée en vraie grandeur : la dernière centrale financée par BNP Paribas remonte à 2004 et nombre de projets à l’international sont en stand-by, suite à la catastrophe japonaise. En outre, les critères de la politique du groupe pourraient évoluer en fonction des résultats des stress tests auxquels les centrales européennes viennent d’être soumises et au rapport que doit rendre la Commission européenne en juin 2012.

Politique de  lutte contre  la déforestation

La banque accompagne les planteurs en fonction de certaines conditions :

  • ne pas planter sur des forêts primaires, à haute valeur de conservation ;
  • préserver les tourbières ;
  • consulter les populations qui seront éventuellement déplacées et prévoir un dédommagement de façon éthique.
Pour limiter ou améliorer la production d’huile de palme, le groupe a également rencontré certains de ses grands clients en Indonésie, en Malaisie et à Singapour pour les inciter à faire certifier leur plantation par le RSPO [1] .

Politique pour l’énergie renouvelable

En 2011, BNP Paribas a triplé la capacité investie financée, pour atteindre 3 000 MW (contre 900 MW en 2010). Cela représente l’énergie consommée par une ville de 2 millions d’habitants.

Par ailleurs, la banque, via sa fondation, soutient cinq grands projets de recherche sur le changement climatique, menés avec des laboratoires de renommée internationale et a été primée à ce titre par le ministère de l’Environnement en février 2011.

Enfin, le groupe mène une politique sur la consommation de papier, à la fois interne et à destination des clients : l’objectif est de réduire la consommation interne de 20 % à l’horizon 2013 et d’augmenter de 40 % la part du papier qualifié de « responsable » (certification PEFC [2] ou recyclé).

 

 

1 La Roundtable on Sustainable Palm Oil (RSPO) est une association militant pour une huile de palme respectueuse de l'environnement, créée par des organisations menant des activités liées à la production ou la distribution d’huile de palme, et édictant des standards internationaux. 2 Programme de reconnaissance des certifications forestières.

À retrouver dans la revue
Revue Banque Nº748
Notes :
1 La Roundtable on Sustainable Palm Oil (RSPO) est une association militant pour une huile de palme respectueuse de l'environnement, créée par des organisations menant des activités liées à la production ou la distribution d’huile de palme, et édictant des standards internationaux.
2 Programme de reconnaissance des certifications forestières.