Le principe fondamental des covered bonds est celui de la congruence des actifs et des passifs, c’est-à-dire la réduction du gap de duration actif-passif en cash et en taux. Le pool d’actifs de couverture des émetteurs d’obligations sécurisées de banques (OSB) a une maturité généralement supérieure à celles des passifs privilégiés et chirographaires qui les financent. Le principe pour se protéger de ce risque est de conserver une part de surdimensionnement à l’actif, destinée à couvrir le dernier amortissement de la dette privilégiée. L’écart est donc couvert par la capacité de l’émetteur à générer une liquidité propre sur ses actifs, en les rendant éligibles au refinancement par des mécanismes appropriés. Concrètement, la liquidité de l’actif s’évaluera sur la capacité de l’émetteur de covered bonds à rendre éligible à un refinancement par la banque centrale, la plus importante quotité possible de ses actifs. L’objectif est de pouvoir couvrir le service de ses passifs (principal et intérêts) sur une période de 6 mois (d’après les nouvelles dispositions législatives en préparation en France et déjà mis en œuvre en Allemagne) à 12 mois (d’après les contraintes des agences de notation) glissants.
Le risque de liquidité fait l’objet au plan global d’un resserrement tant sur la couverture accrue des besoins de financement à terme que sur la qualité et la pérennité des actifs de couverture des gaps à court terme.