Mode d'emploi

Le prélèvement SEPA, de nouvelles responsabilités pour le créancier

Créé le

05.04.2013

-

Mis à jour le

10.04.2013

Le système européen est assez différent du système français, tout en offrant des services assez proches [1] . Il permettra aux entreprises d’émettre et d’encaisser des prélèvements dans les mêmes conditions, où qu’elles se trouvent en Europe.

Les ordres de prélèvement SEPA Direct Debit (SDD) contiennent par exemple un libellé enrichi qui facilite l’identification et le rapprochement comptable. Plus simple pour le débiteur, qui n’aura plus qu’un seul document à signer et à envoyer au créancier, le prélèvement SEPA fait désormais reposer sur les entreprises créancières la responsabilité de gérer le cycle de vie de leurs mandats. Dans la pratique, il revient au créancier d’archiver de manière sécurisée la preuve de signature du mandat, de prévenir le débiteur dans les délais imposés (14 jours avant le prélèvement) et d’émettre les ordres de prélèvement dans les délais prévus et en apportant les enrichissements prévus par le SEPA. L’archivage est essentiel : le débiteur, de son côté, conserve pendant 13 mois après la date du débit la possibilité de rejeter le prélèvement, en cas d’absence de mandat valide. Si le créancier n’est pas en mesure d’apporter dans les délais la preuve de la détention d’un mandat valide et signé, la banque devra en effet rembourser le débiteur et débiter le créancier.

1 Lire aussi à ce sujet l'article d'Hervé Mondange.

À retrouver dans la revue
Banque et Stratégie Nº313
Notes :
1 Lire aussi à ce sujet l'article d'Hervé Mondange.