La « suppression » de la taxe professionnelle (TP) ou, plus exactement, son remplacement par une contribution économique territoriale (CET) bénéficie largement à l’industrie. Selon les estimations du Minefe, la cotisation des 2,9 millions d’entreprises imposées à la TP est allégée en moyenne de 22 %, soit un gain de 6,3 Mds€. Pour les banques, au contraire, le changement d’assiette de calcul se traduit par un alourdissement de la charge fiscale d’environ 150 millions d’euros, selon la FBF.
Auparavant, la TP était calculée sur la base des investissements productifs. Elle est désormais fixée en fonction de la cotisation foncière des entreprises et de leur valeur ajoutée, incluant, donc, une nouvelle fois, les salaires.